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avril 17

Complément affectif - l'objectif à long terme de la femme

Lorsque j'ai découvert le manga Complément affectif de Mari Okazaki, j'ai trouvé formidable de pouvoir traiter du quotidien de femmes combatives au travail avec autant de précision dans les sentiments. Ca m'a amené à aimer le jôsei, parce qu'on ne parle pas de belles émotions idéalisées mais bien de notre monde réel avec franchise.

Après 4 tomes où l'héroïne se cherche après avoir repris sa propre vie en main, les tomes 5 et 6 viennent de paraître en rafale. Ca m'a rendu perplexe. (Attention spoiler !)

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Le tome 5 montre une femme à l'opposé de celle de Workaholic (du moins ce qu'elle finit par devenir :p) : elle travaille, elle se consume dans le travail, elle fuit d'ailleurs toute vie personnelle par le travail. Ca devient long : va-t-elle finir par trouver un véritable équilibre dans sa course érintante ? Tome 6 : la femme dans l'entreprise tend à se masculiniser, une évolution humaine vue comme une certaine régression. Mais pour supporter les difficultés du travail, il faudrait de la lumière, celle d'un projet plus vaste.

Oui Fujii, un projet plus vaste, ton rêve initial de produire une publicité capable de toucher durablement ne serait-ce qu'une personne !!!!! Allez Fujii tu vas enfin avancer, fonce !!!

En fait... Il s'agit de la lumière... du réconfort. Serrer quelqu'un dans ses bras, que ce soit un chien, ou le regard d'un poisson tout rond. Et puis finalement, Melle Fujii a compris que son projet à long terme est le complément affectif d'un homme >_< Alors c'est dans cette direction que va l'histoire, la femme n'a pour but ultime que de se mettre en couple et de quitter son métier ?

Mari Okazaki, mon maître, pas dans cette voie noooooon !!!!!! (Vivement la suite :p)

avril 1

23h de la BD - Workaholic - l'intégrale



Titre : Workaholic
Format : 24 planches A5 noir & blanc
Genre : Jôsei manga
Thème : Société, travail, "légende urbaine"

Scénario : Morgan Magnin
Dessins : Rosalys
Réalisé durant les 23 heures de la bande dessinée

N.B.: Ceci est une fiction et non une autobiographie de l'un des auteurs. Si vous vous y reconnaissez ou si vous avez la sensation que c'est du vécu, c'est propre au genre du récit : proche du quotidien et des réflexions contemporaines.

Couverture 02.jpg 03.jpg 04.jpg 05.jpg 06.jpg 07.jpg 08.jpg 09.jpg 10.jpg 11.jpg 12.jpg 13.jpg 14.jpg 15.jpg 16.jpg 17.jpg 18.jpg 19.jpg 20.jpg 21.jpg 22.jpg 23.jpg Quatrième de couverture

Voir aussi son point de vue à lui (le scénariste) :


Voir aussi son point de vue à elle (la dessinatrice) :

août 30

Amélie-san, la plus charmante pluie japonaise

Il faut croire que je semais les graines de mes fleurs préférées en créant mes premiers sites web, aujourd'hui je revois mon site datant lui aussi de 1999 sur Amélie Nothomb suite à l'émoi qu'a suscité la lecture de son dernier roman : Ni d'Eve ni d'Adam. La rentrée littéraire 2007 est fantastique !!

Nous avions eu sa petite enfance au Japon avec sa gouvernante Nishio-san dans Métaphysique des tubes, nous avions eu sa carrière de salary woman avec sa collègue Fubuki dans Stupeur et tremblements, et nous avons cette année son amour pour le pays du soleil levant avec son fiancé Rinri.

Ni d'Eve ni d'Adam

La toute jeune Amélie-san décide de vivre dans le pays de son coeur : le Japon. Elle vit alors l'épanouissement estudiantin dans l'ivresse des montagnes ornant en grande partie ce pays, amie avec la grandeur et l'accueil patriotique du Mont Fuji, dans la jubilation de la cuisine japonaise, etc. C'est un plaisir de suivre son bonheur asiatique, dans sa fantaisie si caractéristique et ses pures intensités d'émotion. Il y a aussi sa relation avec un étudiant japonais - cet échange linguistique, cette curiosité mutuelle pour la culture de l'autre - qui vient parsemer le tableau de touches de société japonaise. Mais avant tout, on boit son envie de Japon, on contemple son image du Japon, et l'on dévore ses découvertes du Japon en étant heureux du festin offert.

La grande paix de ce magnifique tableau sur 200 pages nous amène à 50 dernières pages d'une densité de pertinence folle. La première lecture de celui qui ne comprend pas reflètera une impression de fuite aussi lâche que stupide. Carcan social international. La lecture de l'autre lui fera réaliser que l'attitude fluide d'Amélie-san est envol, il est au contraire courageux de privilégier la liberté et se donner l'opportunité de s'accomplir et de donner un sens à sa vie !!! Bref, la toute jeune Amélie-san, augmentée de la pluralité des Amélie du Japon, décide de Vivre.

Ce qu'il y a de fort, avec un récit autobiographique, c'est que l'auteur nous offre son expérience. Il est important d'avoir des modèles pour avancer; d'une certaine manière, pour des domaines précis et variés, nous avons tous des modèles. Avec Ni d'Eve ni d'Adam, Amélie-san peut être un modèle dans des domaines, c'est en soi un superbe cadeau.

Gravez en vous-même cette phrase sublime et souvenez-vous-en lorsque vous vous enfermez dans vos multiples coquilles : "Le seul déshonneur c'est de ne pas être libre."

mai 18

Reason to realize myself

On a aisément conscience qu'il y a un socle social, des moules et des chemins balisés pour nous servir de sol horizontal rassurant. Il se peut qu'on prenne conscience qu'on finit par se brider pour se conformer à la société, voire on oublie l'essence même de son authenticité.

Mais là encore, il n'y a qu'une vision partielle de la coquille qui nous enferme.

A mesure qu'on s'éveille, qu'on ouvre les yeux vers la lumière, qui passe par les fentes de ce sur quoi on tape lorsqu'on a la volonté de se libérer, on se rend compte finalement que dans les profondeur même de son coeur on a intégré des interdictions, des limites conventionnelles. Ces limites déterminent si un projet personnel est de l'ordre du fantasme ou de la "vraie vie", ce qui est usuellement qualifié de "raisonnable".

Brisons la coquille

Or la vie a toute sa saveur lorsqu'on a des Raisons de la vivre ! Sincèrement, brisez la coquille !! Réalisez-vous !!!

mai 16

Le soulagement

Pour pouvoir apporter de l'énergie véritablement essentielle aux autres, pour pouvoir créer des choses qui ont du sens, tout "simplement" pour être soi-même, parfois il faut accepter de ne plus tout porter. Au delà de la culpabilité de ne plus se donner sous la forme que voudraient les autres, il y a une forme d'apaisement lorsqu'on sent que l'on fait ce qu'il y a de mieux pour chacun, un certain soulagement.

Le soulagement

Le soulagement est le premier pas vers un épanouissement à l'écoute de soi-même, parce qu'il ne faut jamais s'oublier même en aspirant à un degré d'altruisme. Ce qu'on peut donner aux autres ne se fait pas au détriment de soi, au contraire : ce qu'on peut donner en étant serein a bien plus de saveur.

décembre 28

Le sens de sa vie - beautiful

Je crois que ce qui bride le plus nos coeurs est la peur de ne plus être considéré par la société. Qu'est-ce qui fait que depuis la naissance on ne cesse d'évoluer et d'apprendre ce que nos prédecesseurs ont considéré comme étant des savoirs indispensables ? Plus que la soif d'apprendre, la curiosité envers l'environnement qui nous entoure, c'est la reconnaissance des autres. Et cette dépendance nous conditionne pour suivre les voies royales que la société reconnaît le mieux : être salarié, acheter une maison, fonder une famille, et mourir dans l'insignifiance sans avoir réellement apporté quoi que ce soit à Autrui, sans avoir conscience de la beauté de la vie, et sans avoir compris notre rapport à la nature et à la société.

Parce que ne plus avoir sa place dans la société est fortement culpabilisant, non seulement parce qu'inconsciemment les autres ont du dédain pour soi, mais surtout parce qu'on croit ne pas être utile.

Alors que. C'est peut-être en se conformant qu'on n'apporte rien, qu'on ne fait qu'alimenter la machine économique. Les gens qui travaillent pour accomplir leurs rêves sont peut-être ceux qui donnent réellement quelque chose aux autres, non seulement parce qu'ils se réalisent eux-mêmes, mais surtout parce que ce qu'ils donnent est un cadeau sans demande de contre-partie. Ils ont mis du coeur à créer ce cadeau, et ce cadeau est offert naturellement, par passion, par générosité.

Et donc. Bien sûr, en étant terre à terre, on ne peut survivre longtemps dans notre civilisation par pure générosité. Mais c'est bien ce que je disais dans mon post précédent : comprendre le fonctionnement de la société, s'en servir comme base sur laquelle s'appuyer pour accomplir ce qui a du sens, et non en être esclave.

Pour ma part, j'ai une peur immense du dédain et de l'impression de n'être qu'un gaspillage de l'humanité. Mais ça ira, parce qu'en prenant conscience des choses, en discutant énormément et en posant des mots sur les idées, mon coeur s'apaise et je finirais par aller au-delà. C'est peut-être bien là ma résolution de l'année qui vaille vraiment la peine ^___^

décembre 27

Le sens de sa vie - Born to be free

La vie est vraiment bien faite lorsqu'on est attentif à ce qui survient sur son chemin. C'est en retrouvant une camarade de promo que les bonnes questions ont été posées (tu feras vraiment une RRH en or Marie !).

Pour résumer, retenons deux choses importantes :

- Lorsqu'on est face à un mur, on peut le transformer en escalier et monter marche par marche. En l'occurrence, mon mur est le refus de continuer à dévaler les pentes de mes carrières tel qu'aujourd'hui, mon mur est aussi l'ahurissement devant des choix trop extrémistes. Et les étapes sont marcher vers l'accomplissement de soi, pas à pas, le 1er pas étant le plus dur, néanmoins le début du voyage qui constitue le sens de sa vie.

- Dans notre société, nous communiquons trop peu. Même en entreprise, les solutions peuvent être trouvées si l'on en parle, mais elles ne pourront jamais être devinées dans le malêtre silencieux. J'ai encore du mal à croire en le bon fonctionnement de la société économique, seulement si je ne tente pas, je n'en aurais jamais la certitude.

Je reste dans le vague et je fais court, mais ce sont des choses véritablement importantes : comprendre comment transformer le nécessaire en indispensable au-delà duquel on peut aller lorsqu'il est la base des marches, faire face aux problèmes humains et relationnels pour avancer, ...

décembre 11

Le sens de sa vie - act 02

Festival BD d'Arnage : c'était un plaisir de discuter avec les auteurs ^^ Revoir Phil (on a pris la nappe sur laquelle il griffonnait entre 2 parties de DS en guise de trésor !!), Patricia la diva (vive les discussions au coin XD), et Patrick le magnifique (j'ai intérêt à ne pas faire de bêtises, je suis surveillée XD) était super ^___^ Rencontre sympathique également de Ludovic et Mika, dessinateurs des Contes de Brocéliande, mes voisins de table ^o^ J'ai un peu honte d'avoir discuté en étant tourmentée, tout le monde a été très gentil...

Je suis tourmentée par le compromis que j'ai choisi et qui n'est plus si équilibré que ça. Il y a un peu plus d'un an, je me révoltais contre la conformité de la vie dans le travail, i.e. la vie rythmée et conditionnée par le travail en entreprise. J'avais constaté que c'était le début de la sécurité, la réussite aux yeux des autres, mais que c'était surtout nuisible, notamment du point de vue personnel. Cependant j'avais espoir que vivre à fond ses passions en chérissant son entourage permettrait d'aller au delà de l'abîme du confort matériel, bref que travailler pour le nécessaire et cumuler avec ses passions permettrait de s'accomplir tout en étant utile à la société.

C'était se leurrer ! La balance penche dans le sens du moule : entamer sa carrière en entreprise, c'est y laisser beaucoup d'énergie au quotidien, voire ramener du boulot à la maison, développer un certain potentiel dans et en dehors de l'entreprise, avoir des responsabilités et des gens qui compte sur nous, projeter de progresser en faisant encore plus d'efforts dans cette activité. Et c'est aussi s'endormir sur son salaire, sur ses projets de vie standards, son évolution sociale banalement en croissance. Je n'ai rien contre une vie banale, on y trouve un certain bonheur. Et d'ailleurs, dans ma famille on ne considère même pas que j'ai une vie banale mais une vie à 100 à l'heure.

Toutefois, malgré ce bonheur certain, même s'il est heureux de pouvoir l'atteindre, il manque une chose : être soi-même. Se réaliser en tant que personne ayant ses propres convictions profondes, aimant faire ce qui a du sens pour soi.

Et là, je n'ai plus de solution simple. Continuer ainsi => je constate que la balance penche et va aller en empirant. Dégrader le travail nécessaire en petit emploi insignifiant à mi-temps => j'y ai déjà goûté, et le souci est que les conditions de travail sont souvent moins bonnes et la faible reconnaissance bouffe salement le moral. Arrêter complètement le travail nécessaire pour fusionner le travail avec les passions => je n'ai pas essayé, et évidemment ça me ferait peur de saborder le "bonheur certain" qui implique d'autres personnes innocentes (lol !), et parce qu'on ne peut peut-être s'accomplir qu'en ayant au préalable le nécessaire d'assurer ? Discuter avec d'autres auteurs sur le sujet me conforte dans ma direction excessive : il faut se concentrer. C'est bien là le pas à effectuer : aujourd'hui je dois choisir de m'investir davantage dans l'informatique pour continuer d'être à la pointe des technologies, ou m'investir entièrement dans le dessin pour espérer faire ce que je veux faire. Rester ainsi ne peut plus fonctionner... La voix de Pat raisonne en moi : "Si tu as la niak et que tu es bien soutenue, tu peux réussir."

J'entends aussi mon amie Lalex : "Si tu n'y es pas arrivée jusqu'ici, c'est que tu n'étais pas prête." Et si je reste non-prête et que je me perds dans les rouages de la société, jamais je ne serais moi. Et puis et puis et puis.......................

  • en cours...*

septembre 8

Mon manque japonais

J'aime le Japon et j'ai tendance à ne voir que les bons côtés de cette culture, peut-être parce que je vois facilement les désagréments de notre culture et que je n'ai toujours pas cette idée de culture universelle ancrée en moi. Des petits détails du quotidien :

Avant-hier, j'ai fini Besoin de Japon de JF Sabouret, que m'a prêté Morgan à mon retour au pays. Hier je parlais à Anaël de l'enseignement du respect des biens publics aux japonais dès le plus jeune âge : rien que le fait que les élèves rangent et nettoient eux-mêmes leur salle de classe inculque beaucoup. Aujourd'hui, j'ai failli me prendre un CD à grande vitesse sur le pare-brise, parce que quelqu'un a jugé que c'était suffisamment bio-dégradable pour le jeter sur la chaussée depuis sa voiture... et évidemment que ça ne nuirait à personne !

Ca me fait penser qu'au Hyaku-en shop j'ai eu droit à un joyeux "Arigatô gozaimaaaaasu" avec courbette profonde pour avoir acheté des bricoles de 500 yens (même pas 4 euros). A Brest, lorsque je me sentais seule, j'allais acheter pour 70 euros et je n'espérais qu'un "Bonjour": j'ai eu une grimace, qui aurait pu être chaleureuse si au moins on m'avait regardé dans les yeux.

Et puis quand je regarde les dysfonctionnements au boulot, je me dis qu'il suffirait de poser les choses à plat sincèrement et de penser en priorité au bon fonctionnement de l'application. Penser d'abord au travail, ça me paraît bien japonais.

Je relis Gals! de Mihona Fujii en ce moment, j'ai eu envie de faire du shopping d'accessoires. Il n'y a pas de 109 ou de galeries commerciales ahurissantes ici, pourtant Nantes comprend bien plus de magasins que le pouvoir d'achat des habitants ne le permet. Je n'avais pas trop le choix : 1 boutique, 1 autre qui aurait pu faire l'affaire est bien trop cher, et je n'avais pas envie d'acheter de vrais bijoux. Ca me manque cette variété, cette ouverture, cette sensation de plénitude possible.

J'ai aussi eu envie de m'acheter un magazine de mode, mais je m'en fiche des défilés de haute couture ou de ce que porte Jennifer Lopez lors d'un gala, prenez les gens de tous les jours dans un Shibuya français et faites donc un Ranzuki français !

J'aurais voulu un bentô de tonkatsu équilibré pour bien manger vite fait, et puis zut voilà j'ai mangé un américain XDDD

Voilà...

Argh, donnez-moi ma drogue, je suis trop en manque !! Ponyyyyy ramène-moi plein de souvenirs lorsque tu iras ^o^!!!

avril 28

[ J'ai testé ] le kimono avec chaussures de gal à Kyôto

Parlons d'abord de la mode de manière générale pour le citoyen moyen : en France, on dispose de quelques grandes chaînes de prêt-à-porter, et selon le budget qu'on alloue aux vêtements l'éventail de boutiques est réduit. Ce qui a pour conséquence qu'on voit souvent des personnes habillées pareil que soi si l'on s'habille classiquement avec une robe ou une chemise+jean, c'est-à-dire "comme tout le monde", comme la mode créée par les stars le veut. L'inconvénient de cette conformité est que la fantaisie est tout de suite dévisagée ou objet de railleries. Je parle là de Mr tout le monde qui se promène dans les rues urbaines, je ne parle pas des personnes qui assument leur style sans prendre en compte le regard des autres (que je trouve admirables ^^).

Au Japon, et surtout à Tôkyô, le regard des autres n'est plus oppressant, les gens sont libres de composer leur tenue. Cette ouverture génère la naissance naturelle d'une foule de boutiques avec vêtements très variés et dont la décoration vient d'une imagination débordante et parfaitement tolérée.

Ainsi observer les gens dans la rue, le métro, etc. est toujours fascinant et source d'inspiration ^__^ Bien sûr, les jeunes suivent une certaine mode et on peut facilement voir les tendances, notamment concernant les coupes de cheveux, mais la gente féminine porte si facilement la jupe qu'il est encore plus varié de jouer avec la coupe de la jupe, la taille des collants, les motifs des chaussures, etc. Et je ne parle pas des gothic lolitas et de la population déjantée à Harajuku (notons qu'il n'y a pas le droit de prendre de photos dans les boutiques gothiques).

C'est simple : je passais mon temps à baver devant la panoplie de collants disponibles au Japon, et de retour en France on rigole tout de suite de mes guêtres ^___^; Enfin, je m'en fiche à force, c'est juste dommage pour le pays de la mode qu'est censé être la France.

Cela dit, Kyôto est peut-être un peu moins ouvert que Tôkyô, et il faut dire que j'ai forcé la bizarrerie : j'ai testé le kimono avec chaussures à talons et collants violets XDDD Je n'avais pas acheté les chaussures traditionnelles, et je n'avais pas les chaussettes blanches, donc j'ai dû composer avec des collants de la même couleur que le noeud. C'était plutôt pas mal je trouvais, lol, mais le traditionnel fantaisie, c'est un peu fort ^o^ Bref, je me suis promenée à l'Imperial park où il y avait foule. Je ne l'avais pas remarqué au départ, mais Bruno et Anaël n'arrêtaient pas de me dire que tout le monde regardait mes pieds, mais c'était si discret que ça ne m'a pas gêné, lol ! J'ai même été prise en photo, peut-être plus pour le kimono que pour l'assemblage kimono+chaussure =P Tout ça pour dire que soi-même, en tant que touriste, on se sent libre de s'habiller comme ça nous plaît, au Japon ^o^

avril 22

[ Mon voyage au Japon ] Revenir sur Terre

J'ai finit à 6h du matin mon montage de photos et vidéos du Japon, mes cernes sont ineffaçables +_+ (en même temps ça me fait rire XD)

Revenir sur Terre, ou plus précisément : revenir en France parmi les français. Lorsqu'on subit un réel dépaysement, je crois que le choc est naturel. Ce matin, un collègue trouvait ça plutôt positif que je revienne en France en ayant de bons souvenirs, mais est-ce si positif de préférer l'ailleurs au chez soi ? Comment ne pas préférer une société presque utopique à un pays qui cherche sa nouvelle révolution ?


***

Au Japon, les gens sont très respectueux et serviables, et lorsqu'on regarde une personne dans les yeux on a toujours un sourire ou une petite courbette, manifestant un échange sain. Je n'y ai pas vécu longtemps, je n'y ai pas travaillé, mais parfois je m'y suis débrouillée par moi-même, on m'a prise pour une japonaise et j'ai circulé aux heures de pointe. La seule incivilité qu'on a pu constaté était le non respect des sièges prioritaires dans les transports en commun, en particulier dans un bus il y a eu collision contre une dame âgée pour qui personne n'a cédé sa place assise. Le mal était déjà fait, mais il y a quand même eu un torrent de "gomen nasai ! daijobu desu ka ?" et une personne pour donner la main à la dame en sortant du bus. Le rapport à autrui est très contrôlé, sauf lorsque le rapport est, comme dans les transports, anonyme. C'est là qu'on peut se faire bousculer sans avoir d'excuses ou faire fuir une vieille méprisant les gaijins, mais c'est un bien maigre mal. Car concernant ces règles de bienséance, même si l'on peut chercher du négatif dans toutes ces manières, je trouve que ça permet un bon self-control presque inné et une grande cohérence dans une société à la fois énorme et dense. Privilégier l'ordre dans la communauté lorsqu'il faut régir une population à cette échelle est salutaire, même si l'éveil de l'épanouissement de soi est une bonne chose pour les nouvelles générations.

En France, dans les plus grandes villes, elle-mêmes si petites par rapport à Tôkyô, le citadin est froid, égoïste et dédaigneux. Je ne fais pas exception à cette définition, je suis une pure citadine qu'Anaël parfois trouve injuste XD Le françaisdévisage les autres, se moque ouvertement de ce qui est n'est pas in, et abuse volontier de ce qui est gratuit. Les incivilités les plus évidentes se passent sur la route. Aujourd'hui je sors de chez moi pour aller au boulot, et dans la petite avenue bordée d'arbres en fleurs, une voiture double à la fois le camion de déménagement en face de moi et moi. Sauf que l'avenue est en travaux et la voiture est obligée de piler au feu provisoire, faisant de cette façon une queue de poisson au camion. Feu vert : le camion re-double la voiture, s'arrête, deux hommes en sortent, visiblement énervés. La voiture fait un grand écart et s'enfuit en manquant de renverser les ouvriers travaillant sur le trottoir. C'est alors que les déménageurs sortis du camion s'en prennent, faute de mieux, aux ouvriers, et l'altercation commence entre 5 hommes + peut-être d'autres au bout de l'avenue. J'attendais gentiment en écoutant Ayu, puis en voyant la situation se dégrader j'enlève mes écouteurs, et du coup j'entends la haine de ces gens... Je ne supporte alors plus le spectacle et je fais comme tous les autres français : je les double et je continue mon chemin... Ca m'a bien rappelé l'incident entre le poids lourd et Anaël et moi : ces gens bestiaux qui n'attendent que de sortir de véhicule pour lâcher sa violence. La France, pour moi, c'est un monde où avoir prôné la liberté et l'individualisme excessivement a causé ses mauvaises conséquences. La France, ou peut-être l'occident influencé par les Etats-Unis, lui-même étant un monde à la dérive (rhoooo c'est mon avis hein, chacun son point de vue !)

Ces remarques sont très générales et concerne l'untel moyen qui ne fait que sortir de chez lui. Plus spécifiquement, je ne crois pas que j'aimerais travailler au Japon, je crois que tout l'aspect socialiste de la France en fait un pays vraiment agréable à vivre, je ne dis pas que le Japon est parfait et que la France est l'enfer, mais conceptuellement les japonais ont ce que les français n'ont pas : de la dignité.


***

Quelle est l'image que les japonais ont de la France ? La France d'autrefois brille par son Napoléon, sa haute couture et son fictif Amélie Poulain. Et si le japonais vient en France et fait comme nous après avoir atterrit, c'est-à-dire prend un RER en décomposition par les utilisateurs, regarde le paysage plein de détritus, constate qu'une fille en voiture jette son carton de jus d'orange par la fenêtre, se fait presque renverser par 3 français qui ont pris 3 directions différentes dans la puanteur de la bouche de métro ? Alors quoi, c'est bien Paris, la capitale de la France, c'est La France ! Peut-être faudrait-il plutôt le faire vivre à Paris XVIème pour apprécier le luxe et l'éclat de la tour Eiffel. J'y ai vécu en touriste également, et non la population nocturne n'est pas rassurante, les glaces à l'italienne sont chères et à l'eau. Malgré tout, j'ai pu aimer Paris, parce qu'il y a une poignée de gens sympas et que j'aime les champs Elysées. J'aime la France, ce pays où un défavorisé a la possibilité de devenir ingénieur s'il croit en lui, ce pays où l'individu n'est pas abandonné par la société. Mais concrètement, lorsqu'on me demande ce que la France a de plus et mieux que le Japon, je ne trouve rien dans l'immédiat, il faut que ce soit Anaël et Bruno qui énoncent la protection sociale et les conditions de travail. Comment expliquer à des étrangers les émeutes de 2005 et le bruit qu'a causé le CPE lorsqu'on pense que la France ne peut plus tenir et doit évoluer ? La France, son gouvernement, ses citoyens, les français doivent évoluer.

Quelle est l'image que n'importe quel français a du Japon ? Il n'y a qu'à voir l'effet que le voyage a eu sur Anaël, presque vierge de toute passion pour ce pays et l'aimant aujourd'hui énormément. Le Japon, c'est peut-être le pays des dessins animés causant des crises d'épilepsie ou les jeux dont seuls les japonais peuvent s'enticher ? Oui sauf que tout le monde aime Pikachu et que les tamagochi ont fait un malheur une fois arrivés XD Mais oublions ça : c'est peut-être le pays du high tech, des automobiles qui tiennent longtemps, des jeux vidéos, des mangas, des voix aiguës, etc. Une fois qu'on y est, on ne peut que constater que, malgré le manque évident de poubelles publiques, et en plus l'embêtement que peut causer le tri systématique des ordures, il n'y a pas de détritus sur le sol. Pas même dans la mégalopole. Peuvent alors se tenir debout des constructions et des objets anciens exposés pour le plaisir des citadins, puisqu'ils ne seront pas automatiquement abîmés par plaisir. Le français verra des architectures folles, des gens habillés drôlement mais que personne ne dévisage pour autant, des SDF qui n'embêtent personne voire aident à trouver son chemin, et sera remercié d'une profonde courbette pour avoir acheté pour même pas 2 euros. J'aime le Japon pour de nombreux aspects, et surtout pour le bien-être quotidien, les petits détails qui font qu'on vit parmi une Civilisation et non dans une poubelle à rats.

avril 16

[ J'ai testé ] une soirée dans une famille japonaise

Grâce à Bruno, nous avons dîné parmi une famille japonaise vraiment adorable. Chaque membre a fait beaucoup d'effort pour communiquer en anglais/japonais, et on a pu passer une belle soirée à échanger.

Premier constat, qu'Anaël a d'ailleurs bien apprécié : le repas a été long. De 18 heure à minuit, quelque chose comme ça. Je trouvais ça bien étrange de manger sans la maman, mais en fait ça me rappelle le comportement de la mienne : à vouloir gâter les invités, elle reste aux fourneaux pour préparer la suite du repas. Sinon on peut constater que les enfants sont arrivés à différentes heures : les deux fils lycéens étaient déjà là, la fille aînée travaillant pour SAP est arrivée par la suite, enfin le fils collégien a fini ses cours du soir très tard O___o

Sushi



Au menu, sushi, beignet de poulet, yakisoba, choco (avec des drôles de Pocky, ça les a bien fait rire qu'on appelle ça des Mikado), chamallow et fromage made in France. Ca se voyait qu'ils voulaient nous faire plaisir ^^ Le tout est arrosé de thé vert, mais surtout de vin blanc et de whisky.



Yakisoba

Tout le monde, hormis le père, connait SailorMoon (incompris avec l'accent français, il s'agit bien de sèèlaamuun ^^). La maman, en particulier, a l'air de bien connaître les shôjo ^o^ Ils nous ont sorti des titres qu'on ne connaissait pas, ce qui leur a parut étrange. L'inverse est aussi vrai : pas de Full moon o sagashite ni de Creamy mami de connu, "magical girl" est un concept non nommé de la sorte, ... Par contre Nana est connu, et mieux : Hana yori dango, oh la laaaaaa !!! C'était très drôle d'en parler avec la fille et la maman qui en bavent pour Hanazawa Rui, looool ! Les live action ne semblent pas si connus par contre, c'est drôle car nous en France on commence à s'amuser à les télécharger XD Bref, le père disait qu'on était dans un autre monde, Bruno et moi sommes des "maniak" (des experts, loool).

Les japonais connaissent bien des choses sur la France, ils ont dû être déçu de voir l'"image" du Japon qu'avait Anaël : pas vraiment connaissance de personnalité japonaise, que ce soit dans l'histoire ou dans le sport actuel. Anaël et moi sommes censés être de la haute société parce qu'on regarde peu la TV et qu'on consacre notre temps libre à nos loisirs, loooool ! J'ai pas trop su expliquer les choses comme il le fallait je crois ^o^;

Ah et au fait, je suis "Alisu" voire "Aliss", Anaël est "Anaëlu" mais plus souvent "Anaèl" prononcé un peu comme Tavane très mignonnement, et Bruno est "Buluno" voire "Bhhhhhuno" ^o^ Apparemment, Anaël ressemble trop à Troussier, entraîneur français de l'équipe de foot japonais. Hum hum, on ne connaissait pas et après avoir fait des recherches sur le net, je ne trouve pas ^o^

En tout cas, cette famille est très chaleureuse, on y rit et on y discute avec joie, un peu comme si cette famille était du mimi monde ^^ J'ai même eu un omiyage de la part de la fille aînée, lol, mais j'ai pas envie de dire ce que c'est XDDD