Je lis et je bondis devant ces mots sur le blog de Myllena :
Parmi les configurations qui induisent un stress important et qui peuvent conduire à un burnout, citons :
• le conflit de priorités : vous avez de multiples activités dans des directions différentes mais vous n’arrivez pas à définir des priorités. Peu à peu vous vous sentez tiraillés entre vos diverses obligations de manière insupportable.
• vous sentez d’autre part que votre entourage attend beaucoup de vous (...). Peu à peu s’installe le sentiment que vous n’avez rien fait de bon.
J'ai envie de répondre beaucoup de choses, j'ai beaucoup à dire, d'ailleurs j'y travaille sérieusement avec mes pinceaux pendant que mon blog prend la poussière; comme je le disais dans les commentaires du billet Facebook : parfois on choisit de dessiner plutôt que de passer du temps sur le web. Je suis plutôt contente parce que dessiner pour l'amour du dessin est une chose, mais dessiner pour exprimer quelque chose est bien ce qui a du sens pour moi. (J'en parlerais davantage si c'est publié ^^)
Pour revenir au sujet, je pense, Myllena, que tu sais déjà ce que tu veux faire. Et toi aussi, Morgan, tu le sais. Je ne sais pas pourquoi il a fallut que vous en passiez par le doctorat pour vous percer à jour, mais je crois que vous êtes dans une phase difficile où il faut tenir bon, où l'on balance encore entre le confort et son véritable rêve, entre l'excellence acquise et le nouveau départ. Il me semble que le plus dur est de prendre conscience du sens de sa vie, à partir de là il y a constamment la lumière de son objectif pour être guidé vers le bon chemin. Chemin qui est d'abord douloureux car il faut faire le deuil de sa vie confortable et conforme, respirer dans le brouillard des doutes de son entourage, trouver le moyen qui nous convient le mieux pour rester sur sa voie. Mais une fois engagé sur cette voie, tout se débloque, tout se passe dans l'ordre des choses, la vie semble concourir au bon fonctionnement, et tout d'un coup vos proches vous comprennent, parce que vous êtes véritable avec vous-même.
Je pourrais citer Julia Cameron qui vous mettra devant un fait, dur, mais c'est un fait : "Le refus d'être créatif est un choix volontariste et va à l'encontre de notre véritable nature."
Si vous suffoquez dans le brouillard des autres :
La vie d'autrui a voilé et détourné la nôtre. En construisant un noyau dur au cours de notre processus de retrait, nous devenons à même d'articuler clairement nos propres frontières, nos rêves, nos objectifs authentiques. Notre souplesse personnelle s'accroît en même temps que notre malléabilité face aux caprices des autres diminue.
Mais le pire ennemi est en nous, et j'ai envie de dire que c'est assez caractéristique des artistes. Quel dessinateur - accompli ou non - n'a jamais connu de blocage ?
Nous sommes victimes de notre propre critique, perfectionniste intériorisé, ce méchant critique intérieur et éternel - le Censeur - qui réside dans notre cerveau (hémisphère gauche) et maintient constamment un flot de remarques destructrices qui, souvent, se déguisent en vérité. (...) Le but, c'est de cesser de considérer votre Censeur comme la voix de la raison et d'apprendre à le concevoir comme un dispositif de blocage, ce qu'il est.
Julia Cameron - Libérez votre créativité
Bref, gardez le moral, courage !!










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