décembre 3

Débloquez-vous : libérez votre créativité !

Je lis et je bondis devant ces mots sur le blog de Myllena :

Parmi les configurations qui induisent un stress important et qui peuvent conduire à un burnout, citons :

• le conflit de priorités : vous avez de multiples activités dans des directions différentes mais vous n’arrivez pas à définir des priorités. Peu à peu vous vous sentez tiraillés entre vos diverses obligations de manière insupportable.

• vous sentez d’autre part que votre entourage attend beaucoup de vous (...). Peu à peu s’installe le sentiment que vous n’avez rien fait de bon.

J'ai envie de répondre beaucoup de choses, j'ai beaucoup à dire, d'ailleurs j'y travaille sérieusement avec mes pinceaux pendant que mon blog prend la poussière; comme je le disais dans les commentaires du billet Facebook : parfois on choisit de dessiner plutôt que de passer du temps sur le web. Je suis plutôt contente parce que dessiner pour l'amour du dessin est une chose, mais dessiner pour exprimer quelque chose est bien ce qui a du sens pour moi. (J'en parlerais davantage si c'est publié ^^)

Pour revenir au sujet, je pense, Myllena, que tu sais déjà ce que tu veux faire. Et toi aussi, Morgan, tu le sais. Je ne sais pas pourquoi il a fallut que vous en passiez par le doctorat pour vous percer à jour, mais je crois que vous êtes dans une phase difficile où il faut tenir bon, où l'on balance encore entre le confort et son véritable rêve, entre l'excellence acquise et le nouveau départ. Il me semble que le plus dur est de prendre conscience du sens de sa vie, à partir de là il y a constamment la lumière de son objectif pour être guidé vers le bon chemin. Chemin qui est d'abord douloureux car il faut faire le deuil de sa vie confortable et conforme, respirer dans le brouillard des doutes de son entourage, trouver le moyen qui nous convient le mieux pour rester sur sa voie. Mais une fois engagé sur cette voie, tout se débloque, tout se passe dans l'ordre des choses, la vie semble concourir au bon fonctionnement, et tout d'un coup vos proches vous comprennent, parce que vous êtes véritable avec vous-même.

Je pourrais citer Julia Cameron qui vous mettra devant un fait, dur, mais c'est un fait : "Le refus d'être créatif est un choix volontariste et va à l'encontre de notre véritable nature."

Si vous suffoquez dans le brouillard des autres :

La vie d'autrui a voilé et détourné la nôtre. En construisant un noyau dur au cours de notre processus de retrait, nous devenons à même d'articuler clairement nos propres frontières, nos rêves, nos objectifs authentiques. Notre souplesse personnelle s'accroît en même temps que notre malléabilité face aux caprices des autres diminue.

Mais le pire ennemi est en nous, et j'ai envie de dire que c'est assez caractéristique des artistes. Quel dessinateur - accompli ou non - n'a jamais connu de blocage ?

Nous sommes victimes de notre propre critique, perfectionniste intériorisé, ce méchant critique intérieur et éternel - le Censeur - qui réside dans notre cerveau (hémisphère gauche) et maintient constamment un flot de remarques destructrices qui, souvent, se déguisent en vérité. (...) Le but, c'est de cesser de considérer votre Censeur comme la voix de la raison et d'apprendre à le concevoir comme un dispositif de blocage, ce qu'il est.

Julia Cameron - Libérez votre créativité

Bref, gardez le moral, courage !!

août 23

KareKano, le monde merveilleux d'un kareshi et d'une kanojo

Dire qu'un de mes premiers sites web de fan créé en 1999 est Wonderland KareKano, j'étais complètement séduite en ayant à peine vu 10 épisodes de la série animée par Gainax et en ayant lu 5 tomes du manga de Masami Tsuda. Aujourd'hui, ça me fait tout drôle de lire l'avant-dernier tome, le n°20, publié par Tonkam.

KareKano20

Kareshi kanojo no jijô, en bref KareKano : Situation quand on est petit ami et petite amie, en bref Elle et lui, c'est d'abord le coup d'éclat de deux élèves brillamment modèles selon les critères activistes qui décident d'apprendre à s'aimer eux-mêmes tels qu'ils sont, et non tels que la société voudrait qu'ils soient. Comment passer de l'excès dans le moule social à l'authenticité ? Rien de mieux que de changer avec un guide qui évolue dans le même sens à côté de soi : Sôichirô et Yukino commencent à briser la coquille des apparences ensemble, forts d'être un modèle pour l'autre et d'avoir l'autre pour modèle de développement personnel.

Et l'histoire se développe, l'univers s'étend, et l'on sort de plus en plus du monde sucré du lycée pour découvrir ce qui fonde aussi l'adulte en devenir. Alors que Yukino se découvre une passion autre que les études dans le théâtre, partage des moments avec des amies et non des admiratrices, et se détache de plus en plus du regard des autres, Sôichirô affronte les démons que sont son passé et les membres destructeurs de sa famille. Chacun cherche son équilibre et le chemin vers lequel il va, seuls et ensemble ils traversent les dernières années scolaires, étapes déterminantes pour le puzzle de leurs priorités de vie.

A mesure que le trait de Tsuda se simplifie et décrit des personnages plus matures, les tourments cessent et l'on arrive à la fin du manga, début de vie d'individu et de couple de nos kareshi et kanojo. Vivement Octobre 2007 pour le final d'un manga qui a sû être profond et simple à la fois !

août 8

Les bonbonnières de l'estime de soi

Il y a des moments où, plus que jamais, il est bénéfique pour soi et pour les autres de voir que la vie est belle, sa vie est belle. Chacun porte en soi une lumière, et il appartient à chaque personne de rayonner. C'est se faire du bien d'émettre des ondes positives, et c'est aussi faire profiter son sourire aux autres ! Alors pourquoi se retenir, pourquoi s'en cacher, pourquoi s'en priver, et surtout pourquoi en priver ? Lorsque la vie semble cruelle pour votre entourage, faites rayonner votre sourire, ce geste porte alors tout son sens, et ainsi votre vie prend un sens merveilleux qui augmente d'autant votre sourire. Ce n'est pas en se sacrifiant ou en faisant don de soi que l'on peut vraiment aider les autres à se développer : débordez de joie de vivre, de vivre votre propre vie, et ce qui déborde sera partagé à autrui par le meilleur usage qu'en fera le concerné pour lui-même.

Pour illustrer mon propos, j'illustre un texte que j'aime beaucoup tellement je trouve que l'auteur touche une vérité que ceux qui le voudront verront d'un bon oeil :

Bonbonnières

On nous a appris qu'il est mal ou dangereux de nous aimer nous-même et que personne ne nous aimera si nous nous aimons. C'est paradoxal; en effet, plus nous nous aimons, plus nous pouvons faire irradier notre amour vers les autres, et recevoir leur amour en retour. De même, mieux nous satisfaisons nos besoins et désirs, plus nous attirons à nos côtés des gens qui nous proposent leur aide. Entre parenthèses, plus vous assistez les autres - comme on vous l'a appris, c'est-à-dire à votre détriment - plus vous provoquez de rancoeur en vous-même et chez les personnes que vous assistez.
(...)
Chacun a en soi deux bonbonnières : l'une pour soi, l'autre pour son prochain. (...) On nous a répété que, si nous préparons des gâteries pour les autres, notre bonbonnière se remplira : les autres sont censés nous offrir des bonbons, et tout le monde sera content. En réalité, ce n'est pas comme cela que ça fonctionne; notre bonbonnière est en général vide et, si quelqu'un y met des bonbons, ce ne sont pas ceux dont nous avons envie à ce moment-là. (...) Remplissons d'abord notre bonbonnière à nous avec nos bonbons préférés et le trop-plein approvisionnera la deuxième bonbonnière.

The Portable Therapist - Susanna Mc Mahon

juillet 19

Complément affectif / Mari Okazaki @ Akata

Parce que les arêtes de la vie sont parfois si tranchantes
Parce qu'il faut trop souvent choisir entre le travail et l'amour
Parce que dans ce monde glacial, il est si difficile de trouver une épaule sur laquelle s'abandonner...

Toutes les femmes ont besoin de Complément affectif !

Complément affectif

Oui j'ai détourné le texte légèrement en remplaçant "fille" par "femme", car ainsi ce texte me paraît particulièrement criant de vérité. Alors, parlons vraiment de cet intense manga, collection Jôhin chez Akata : Complément affectif (Suppli) de Mari Okazaki.

Si une femme de 40 ans est travailleuse mais surtout encore célibataire, pensez-vous que c'est "une pauvre fille", allez-vous vous en moquer "comme tout le monde" ? Que savez-vous de ce qui constitue vraiment le sens de sa vie, et d'ailleurs le seul critère d'accomplissement d'une femme n'est-il réellement que dans le mariage avant 25 ans ? Cette coquille imposée avec lourdeur par la société , même moderne, encore très actuellement, est brisée dès les premières pages par Mari Okazaki, plus précisément par son héroïne qui se voit de l'extérieur avec un regard triste mais lucide : 7 ans de vie par habitude avec un homme qui n'exprime ni goûts ni envies, si cette absence de partage finit par les peser, autant de séparer et se chercher soi-même. Commence alors la longue quête de l'accomplissement de soi, en tant que célibataire, en tant que femme, en tant que femme au travail, en tant qu'humaine. A partir de ce point de vue libéré des clichés sociaux, on observe ces portraits de femmes combatives qui cherchent sincèrement à faire quelque chose porteur de sens dans leur vie.

Si l'on ne prend que le cas de Minami Fujii, l'héroïne, cela permet de partir d'une vision naïvement romantique et de suivre un cheminement vers une vérité plus mature. Fujii est d'abord un personnage dont la maladresse dans les relations humaines la réduit à ruminer et attendre après des mails plutôt que de communiquer directement. Elle a alors en elle une fragilité que l'on aurait envie d'enrober de protection masculine pour la consoler, c'est ce qui semble être le meilleur moyen de sauver un être à la fois pur et tourmenté. Ce serait oublier l'essence de la personne, ce pourquoi Fujii se lève chaque jour : créer une publicité qui toucherait profondément au moins une personne. Cette femme, qui redécouvre la vie avec d'autres personnes qu'une exclusive, se lance alors avec encore plus de force sur son chemin. Et alors, sa vie prend une autre couleur : il y a ce qu'elle veut vraiment faire, et il y a l'environnement qu'elle chérit et qui la nourrit en retour. Il ne s'agit plus du coeur brisé d'une fille qui n'a d'autres repères que l'entreprise, il s'agit de l'avancement d'une femme qui voit les gens par leurs démarches sincères et qui tente elle aussi de continuer à être franche avec elle-même.

4 volumes parus en France à ce jour, le tout avec le style précis et sensible de Mari Okazaki, sensuel et subtil à la fois. Elle décrit des situations tellement réalistes qu'on ne peut que vibrer et comprendre les sentiments et réflexions des personnages, en se disant que l'auteur ne peut qu'avoir vécu certaines choses elle aussi à son passage en agence de communication. La femme, l'efficacité de la femme, la perfection de la femme, les exigences, etc., peuvent finalement être ramené à chaque personne : quel est le sens de votre vie, votre moule social vous convient-il, avez-vous finalement le soutien dont vous avez besoin ou ne vivez-vous que pour être soutenu ? Chacun peut avoir sa lecture de ce manga, mais surtout ce qui compte, c'est comprendre et se mettre du point de vue décrit, alors peut-être aurez-vous besoin dans votre bibliothèque personnelle de Complément affectif !

juin 13

Une voix éthérée : Keren Ann

Il n'y avait pas de plus belle manière de découvrir Keren Ann que lors d'un concert. En l'occurrence, à l'Olympic, son chant touchait directement les coeurs, la composition de ses chansons faisait vibrer, alors la vie est formidable. Je cherchais comment définir cette voix si douce, transparente et volatile à la fois, et c'est dans les Inrockuptibles que j'ai trouvé le qualificatif parfait pour elle : "un timbre éthéré, mais aussi étrangement enraciné, jamais fluet".

Not going anywhere

Parcourir ses albums, c'est parcourir plusieurs univers, en commençant par des textes-histoires écrits avec Benjamin Biolay, puis des compositions musicales plus complètes et travaillées pour un groupe, enfin l'apothéose avec son 5ème album portant son nom, où tout est émotion. Le plus bel exemple est la chanson "Lay your head down" qui n'a quasiment pour seules paroles que "Lay your head down in my arms... in my arms..." et qui, par la magie de la musique et de sa voix, nous transporte et nous donne envie de se reposer dans les bras de son chant. Si ce que je dis paraît abstrait, voire exagéré, il faut m'écouter pour comprendre, avec oreille et coeur.

Keren Ann est aussi et surtout une artiste pluri-culturelle (Israël/Pays-Bas/France/Etats unis), voyageuse et intègre. Elle ne profitera pas de l'impact médiatique que pourrait avoir sa présence dans un pays en guerre sur sa carrière, mais ses sentiments imprègneront ses chansons. Dans l'écriture de ses textes, sa démarche passionnée est centrée sur l'architecture de la chanson : remplir l'espace de son et d'émotion de manière à ce que ça ait du sens. Tout cela concourt à rendre son charme irrésistible, laissez-vous bercer par une sirène...

Keren Ann

mai 16

Le soulagement

Pour pouvoir apporter de l'énergie véritablement essentielle aux autres, pour pouvoir créer des choses qui ont du sens, tout "simplement" pour être soi-même, parfois il faut accepter de ne plus tout porter. Au delà de la culpabilité de ne plus se donner sous la forme que voudraient les autres, il y a une forme d'apaisement lorsqu'on sent que l'on fait ce qu'il y a de mieux pour chacun, un certain soulagement.

Le soulagement

Le soulagement est le premier pas vers un épanouissement à l'écoute de soi-même, parce qu'il ne faut jamais s'oublier même en aspirant à un degré d'altruisme. Ce qu'on peut donner aux autres ne se fait pas au détriment de soi, au contraire : ce qu'on peut donner en étant serein a bien plus de saveur.

janvier 5

Le sens de sa vie - démarrage

11h56 : L'année débute avec de bonnes perspectives de changements, je ne regrette pas de m'être lancée dans l'aventure à l'apogée de mes réflexions, sans m'être laissé le temps de me bercer - voire me persuader - d'illusions. Ca fait peur de prendre conscience d'un vide en soi, de l'accepter et de se bouger pour le combler, mais ça donne surtout une énergie et un courage qu'on croyait ne pas avoir pour son projet professionnel-personnel. Et c'est une satisfaction de marcher dans le sens de sa propre histoire, et non l'histoire la plus simple et voulue par tous.

Et comme le dit Lalex, lorsqu'on agit en prenant un chemin, la vie nous vient en aide en nous facilitant certaines choses (pardon je retranscris de mémoire). J'ai envie d'y croire.

15h43 : Si en plus la vie met sur mon chemin des gens en or, moi aussi je n'ai plus qu'à dire "Merci la vie" ! Chaque être a un trésor en lui, qu'il peut partager avec les autres s'il le veut bien, et c'est dans ce genre de tournant que ce partage prend une valeur toute particulière...

décembre 28

Le sens de sa vie - beautiful

Je crois que ce qui bride le plus nos coeurs est la peur de ne plus être considéré par la société. Qu'est-ce qui fait que depuis la naissance on ne cesse d'évoluer et d'apprendre ce que nos prédecesseurs ont considéré comme étant des savoirs indispensables ? Plus que la soif d'apprendre, la curiosité envers l'environnement qui nous entoure, c'est la reconnaissance des autres. Et cette dépendance nous conditionne pour suivre les voies royales que la société reconnaît le mieux : être salarié, acheter une maison, fonder une famille, et mourir dans l'insignifiance sans avoir réellement apporté quoi que ce soit à Autrui, sans avoir conscience de la beauté de la vie, et sans avoir compris notre rapport à la nature et à la société.

Parce que ne plus avoir sa place dans la société est fortement culpabilisant, non seulement parce qu'inconsciemment les autres ont du dédain pour soi, mais surtout parce qu'on croit ne pas être utile.

Alors que. C'est peut-être en se conformant qu'on n'apporte rien, qu'on ne fait qu'alimenter la machine économique. Les gens qui travaillent pour accomplir leurs rêves sont peut-être ceux qui donnent réellement quelque chose aux autres, non seulement parce qu'ils se réalisent eux-mêmes, mais surtout parce que ce qu'ils donnent est un cadeau sans demande de contre-partie. Ils ont mis du coeur à créer ce cadeau, et ce cadeau est offert naturellement, par passion, par générosité.

Et donc. Bien sûr, en étant terre à terre, on ne peut survivre longtemps dans notre civilisation par pure générosité. Mais c'est bien ce que je disais dans mon post précédent : comprendre le fonctionnement de la société, s'en servir comme base sur laquelle s'appuyer pour accomplir ce qui a du sens, et non en être esclave.

Pour ma part, j'ai une peur immense du dédain et de l'impression de n'être qu'un gaspillage de l'humanité. Mais ça ira, parce qu'en prenant conscience des choses, en discutant énormément et en posant des mots sur les idées, mon coeur s'apaise et je finirais par aller au-delà. C'est peut-être bien là ma résolution de l'année qui vaille vraiment la peine ^___^

décembre 27

Le sens de sa vie - Born to be free

La vie est vraiment bien faite lorsqu'on est attentif à ce qui survient sur son chemin. C'est en retrouvant une camarade de promo que les bonnes questions ont été posées (tu feras vraiment une RRH en or Marie !).

Pour résumer, retenons deux choses importantes :

- Lorsqu'on est face à un mur, on peut le transformer en escalier et monter marche par marche. En l'occurrence, mon mur est le refus de continuer à dévaler les pentes de mes carrières tel qu'aujourd'hui, mon mur est aussi l'ahurissement devant des choix trop extrémistes. Et les étapes sont marcher vers l'accomplissement de soi, pas à pas, le 1er pas étant le plus dur, néanmoins le début du voyage qui constitue le sens de sa vie.

- Dans notre société, nous communiquons trop peu. Même en entreprise, les solutions peuvent être trouvées si l'on en parle, mais elles ne pourront jamais être devinées dans le malêtre silencieux. J'ai encore du mal à croire en le bon fonctionnement de la société économique, seulement si je ne tente pas, je n'en aurais jamais la certitude.

Je reste dans le vague et je fais court, mais ce sont des choses véritablement importantes : comprendre comment transformer le nécessaire en indispensable au-delà duquel on peut aller lorsqu'il est la base des marches, faire face aux problèmes humains et relationnels pour avancer, ...

décembre 11

Le sens de sa vie - act 02

Festival BD d'Arnage : c'était un plaisir de discuter avec les auteurs ^^ Revoir Phil (on a pris la nappe sur laquelle il griffonnait entre 2 parties de DS en guise de trésor !!), Patricia la diva (vive les discussions au coin XD), et Patrick le magnifique (j'ai intérêt à ne pas faire de bêtises, je suis surveillée XD) était super ^___^ Rencontre sympathique également de Ludovic et Mika, dessinateurs des Contes de Brocéliande, mes voisins de table ^o^ J'ai un peu honte d'avoir discuté en étant tourmentée, tout le monde a été très gentil...

Je suis tourmentée par le compromis que j'ai choisi et qui n'est plus si équilibré que ça. Il y a un peu plus d'un an, je me révoltais contre la conformité de la vie dans le travail, i.e. la vie rythmée et conditionnée par le travail en entreprise. J'avais constaté que c'était le début de la sécurité, la réussite aux yeux des autres, mais que c'était surtout nuisible, notamment du point de vue personnel. Cependant j'avais espoir que vivre à fond ses passions en chérissant son entourage permettrait d'aller au delà de l'abîme du confort matériel, bref que travailler pour le nécessaire et cumuler avec ses passions permettrait de s'accomplir tout en étant utile à la société.

C'était se leurrer ! La balance penche dans le sens du moule : entamer sa carrière en entreprise, c'est y laisser beaucoup d'énergie au quotidien, voire ramener du boulot à la maison, développer un certain potentiel dans et en dehors de l'entreprise, avoir des responsabilités et des gens qui compte sur nous, projeter de progresser en faisant encore plus d'efforts dans cette activité. Et c'est aussi s'endormir sur son salaire, sur ses projets de vie standards, son évolution sociale banalement en croissance. Je n'ai rien contre une vie banale, on y trouve un certain bonheur. Et d'ailleurs, dans ma famille on ne considère même pas que j'ai une vie banale mais une vie à 100 à l'heure.

Toutefois, malgré ce bonheur certain, même s'il est heureux de pouvoir l'atteindre, il manque une chose : être soi-même. Se réaliser en tant que personne ayant ses propres convictions profondes, aimant faire ce qui a du sens pour soi.

Et là, je n'ai plus de solution simple. Continuer ainsi => je constate que la balance penche et va aller en empirant. Dégrader le travail nécessaire en petit emploi insignifiant à mi-temps => j'y ai déjà goûté, et le souci est que les conditions de travail sont souvent moins bonnes et la faible reconnaissance bouffe salement le moral. Arrêter complètement le travail nécessaire pour fusionner le travail avec les passions => je n'ai pas essayé, et évidemment ça me ferait peur de saborder le "bonheur certain" qui implique d'autres personnes innocentes (lol !), et parce qu'on ne peut peut-être s'accomplir qu'en ayant au préalable le nécessaire d'assurer ? Discuter avec d'autres auteurs sur le sujet me conforte dans ma direction excessive : il faut se concentrer. C'est bien là le pas à effectuer : aujourd'hui je dois choisir de m'investir davantage dans l'informatique pour continuer d'être à la pointe des technologies, ou m'investir entièrement dans le dessin pour espérer faire ce que je veux faire. Rester ainsi ne peut plus fonctionner... La voix de Pat raisonne en moi : "Si tu as la niak et que tu es bien soutenue, tu peux réussir."

J'entends aussi mon amie Lalex : "Si tu n'y es pas arrivée jusqu'ici, c'est que tu n'étais pas prête." Et si je reste non-prête et que je me perds dans les rouages de la société, jamais je ne serais moi. Et puis et puis et puis.......................

  • en cours...*

octobre 19

Vivre ensemble

La vie de l'individu n'a de sens que dans la mesure où il aide à anoblir et à embellir chaque chose vivante.

Albert Einstein. Extrait de Les mystères de la science. M&J Gribbin.