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décembre 12

Le sens de sa vie - act 03

J'écris tout d'un coup sur le sujet, mais mon post précédent rassemblait :

- mes réflexions personnelles (voilà que ça me rappelle la 1ère fois qu'on m'a parlé de l'introspection d'une classe JAVA XDDD Je suis un cas désespéré !)

- les discussions avec mon futur mari (pour lui j'ai un vrai potentiel en informatique et le peu que je fais en dessin est très bien pour le peu de temps consacré)

- avec des auteurs qui vivent de leur passion et qui encouragent ce choix qui a du sens

- avec aussi des amis à qui j'ai fait peur (désolée Yamano et Loryu, c'est trop mignon quand même de voir vos méthodes ^o^)

- et il y a aussi mes lectures. En fait, je lis assez peu je trouve, mais souvent ce que je lis tombe au bon moment et fait écho avec mes questionnements.

Si vous êtes ingénieur uniquement parce qu'il faut bien gagner sa vie, ou parce que c'est que votre père ou la société attendent de votre part, ce n'est rien d'autre qu'une nouvelle forme de contrainte, or la contrainte sous quelque forme que ce soit engendre la contradiction, le conflit. Alors que si vous avez vraiment envie d'être ingénieur, ou scientifique, ou si vous êtes capable de planter un arbre, de peindre un tableau, d'écrire un poème, non pas dans le but d'être reconnu, mais simplement parce que vous aimez cela, vous découvrirez que jamais vous ne serez en compétition avec autrui. Je crois que là est la véritable clef du problème : il faut aimer ce que l'on fait.
(...)
En effet, si vous avez peur de ne pas être en mesure de gagner votre vie, ou de ne pas vous intégrer dans cette société pourrie, alors vous ne le saurez jamais. Mais si vous n'avez pas peur, si vous refusez d'être poussés dans l'ornière de la tradition par vos parents, vos professeurs, ou par les exigences superficielles de la société, alors il existe une possibilité de découvrir ce que vous aimez vraiment faire.

Krishnamurti - Le sens du bonheur

décembre 11

Le sens de sa vie - act 02

Festival BD d'Arnage : c'était un plaisir de discuter avec les auteurs ^^ Revoir Phil (on a pris la nappe sur laquelle il griffonnait entre 2 parties de DS en guise de trésor !!), Patricia la diva (vive les discussions au coin XD), et Patrick le magnifique (j'ai intérêt à ne pas faire de bêtises, je suis surveillée XD) était super ^___^ Rencontre sympathique également de Ludovic et Mika, dessinateurs des Contes de Brocéliande, mes voisins de table ^o^ J'ai un peu honte d'avoir discuté en étant tourmentée, tout le monde a été très gentil...

Je suis tourmentée par le compromis que j'ai choisi et qui n'est plus si équilibré que ça. Il y a un peu plus d'un an, je me révoltais contre la conformité de la vie dans le travail, i.e. la vie rythmée et conditionnée par le travail en entreprise. J'avais constaté que c'était le début de la sécurité, la réussite aux yeux des autres, mais que c'était surtout nuisible, notamment du point de vue personnel. Cependant j'avais espoir que vivre à fond ses passions en chérissant son entourage permettrait d'aller au delà de l'abîme du confort matériel, bref que travailler pour le nécessaire et cumuler avec ses passions permettrait de s'accomplir tout en étant utile à la société.

C'était se leurrer ! La balance penche dans le sens du moule : entamer sa carrière en entreprise, c'est y laisser beaucoup d'énergie au quotidien, voire ramener du boulot à la maison, développer un certain potentiel dans et en dehors de l'entreprise, avoir des responsabilités et des gens qui compte sur nous, projeter de progresser en faisant encore plus d'efforts dans cette activité. Et c'est aussi s'endormir sur son salaire, sur ses projets de vie standards, son évolution sociale banalement en croissance. Je n'ai rien contre une vie banale, on y trouve un certain bonheur. Et d'ailleurs, dans ma famille on ne considère même pas que j'ai une vie banale mais une vie à 100 à l'heure.

Toutefois, malgré ce bonheur certain, même s'il est heureux de pouvoir l'atteindre, il manque une chose : être soi-même. Se réaliser en tant que personne ayant ses propres convictions profondes, aimant faire ce qui a du sens pour soi.

Et là, je n'ai plus de solution simple. Continuer ainsi => je constate que la balance penche et va aller en empirant. Dégrader le travail nécessaire en petit emploi insignifiant à mi-temps => j'y ai déjà goûté, et le souci est que les conditions de travail sont souvent moins bonnes et la faible reconnaissance bouffe salement le moral. Arrêter complètement le travail nécessaire pour fusionner le travail avec les passions => je n'ai pas essayé, et évidemment ça me ferait peur de saborder le "bonheur certain" qui implique d'autres personnes innocentes (lol !), et parce qu'on ne peut peut-être s'accomplir qu'en ayant au préalable le nécessaire d'assurer ? Discuter avec d'autres auteurs sur le sujet me conforte dans ma direction excessive : il faut se concentrer. C'est bien là le pas à effectuer : aujourd'hui je dois choisir de m'investir davantage dans l'informatique pour continuer d'être à la pointe des technologies, ou m'investir entièrement dans le dessin pour espérer faire ce que je veux faire. Rester ainsi ne peut plus fonctionner... La voix de Pat raisonne en moi : "Si tu as la niak et que tu es bien soutenue, tu peux réussir."

J'entends aussi mon amie Lalex : "Si tu n'y es pas arrivée jusqu'ici, c'est que tu n'étais pas prête." Et si je reste non-prête et que je me perds dans les rouages de la société, jamais je ne serais moi. Et puis et puis et puis.......................

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