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avril 17

Complément affectif - l'objectif à long terme de la femme

Lorsque j'ai découvert le manga Complément affectif de Mari Okazaki, j'ai trouvé formidable de pouvoir traiter du quotidien de femmes combatives au travail avec autant de précision dans les sentiments. Ca m'a amené à aimer le jôsei, parce qu'on ne parle pas de belles émotions idéalisées mais bien de notre monde réel avec franchise.

Après 4 tomes où l'héroïne se cherche après avoir repris sa propre vie en main, les tomes 5 et 6 viennent de paraître en rafale. Ca m'a rendu perplexe. (Attention spoiler !)

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Le tome 5 montre une femme à l'opposé de celle de Workaholic (du moins ce qu'elle finit par devenir :p) : elle travaille, elle se consume dans le travail, elle fuit d'ailleurs toute vie personnelle par le travail. Ca devient long : va-t-elle finir par trouver un véritable équilibre dans sa course érintante ? Tome 6 : la femme dans l'entreprise tend à se masculiniser, une évolution humaine vue comme une certaine régression. Mais pour supporter les difficultés du travail, il faudrait de la lumière, celle d'un projet plus vaste.

Oui Fujii, un projet plus vaste, ton rêve initial de produire une publicité capable de toucher durablement ne serait-ce qu'une personne !!!!! Allez Fujii tu vas enfin avancer, fonce !!!

En fait... Il s'agit de la lumière... du réconfort. Serrer quelqu'un dans ses bras, que ce soit un chien, ou le regard d'un poisson tout rond. Et puis finalement, Melle Fujii a compris que son projet à long terme est le complément affectif d'un homme >_< Alors c'est dans cette direction que va l'histoire, la femme n'a pour but ultime que de se mettre en couple et de quitter son métier ?

Mari Okazaki, mon maître, pas dans cette voie noooooon !!!!!! (Vivement la suite :p)

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avril 1

23h de la BD - Workaholic - l'intégrale



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Titre : Workaholic
Format : 24 planches A5 noir & blanc
Genre : Jôsei manga
Thème : Société, travail, "légende urbaine"

Scénario : Morgan Magnin
Dessins : Rosalys
Réalisé durant les 23 heures de la bande dessinée

N.B.: Ceci est une fiction et non une autobiographie de l'un des auteurs. Si vous vous y reconnaissez ou si vous avez la sensation que c'est du vécu, c'est propre au genre du récit : proche du quotidien et des réflexions contemporaines.

Couverture 02.jpg 03.jpg 04.jpg 05.jpg 06.jpg 07.jpg 08.jpg 09.jpg 10.jpg 11.jpg 12.jpg 13.jpg 14.jpg 15.jpg 16.jpg 17.jpg 18.jpg 19.jpg 20.jpg 21.jpg 22.jpg 23.jpg Quatrième de couverture

Voir aussi son point de vue à lui (le scénariste) :


Voir aussi son point de vue à elle (la dessinatrice) :

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août 30

Amélie-san, la plus charmante pluie japonaise

Il faut croire que je semais les graines de mes fleurs préférées en créant mes premiers sites web, aujourd'hui je revois mon site datant lui aussi de 1999 sur Amélie Nothomb suite à l'émoi qu'a suscité la lecture de son dernier roman : Ni d'Eve ni d'Adam. La rentrée littéraire 2007 est fantastique !!

Nous avions eu sa petite enfance au Japon avec sa gouvernante Nishio-san dans Métaphysique des tubes, nous avions eu sa carrière de salary woman avec sa collègue Fubuki dans Stupeur et tremblements, et nous avons cette année son amour pour le pays du soleil levant avec son fiancé Rinri.

Ni d'Eve ni d'Adam

La toute jeune Amélie-san décide de vivre dans le pays de son coeur : le Japon. Elle vit alors l'épanouissement estudiantin dans l'ivresse des montagnes ornant en grande partie ce pays, amie avec la grandeur et l'accueil patriotique du Mont Fuji, dans la jubilation de la cuisine japonaise, etc. C'est un plaisir de suivre son bonheur asiatique, dans sa fantaisie si caractéristique et ses pures intensités d'émotion. Il y a aussi sa relation avec un étudiant japonais - cet échange linguistique, cette curiosité mutuelle pour la culture de l'autre - qui vient parsemer le tableau de touches de société japonaise. Mais avant tout, on boit son envie de Japon, on contemple son image du Japon, et l'on dévore ses découvertes du Japon en étant heureux du festin offert.

La grande paix de ce magnifique tableau sur 200 pages nous amène à 50 dernières pages d'une densité de pertinence folle. La première lecture de celui qui ne comprend pas reflètera une impression de fuite aussi lâche que stupide. Carcan social international. La lecture de l'autre lui fera réaliser que l'attitude fluide d'Amélie-san est envol, il est au contraire courageux de privilégier la liberté et se donner l'opportunité de s'accomplir et de donner un sens à sa vie !!! Bref, la toute jeune Amélie-san, augmentée de la pluralité des Amélie du Japon, décide de Vivre.

Ce qu'il y a de fort, avec un récit autobiographique, c'est que l'auteur nous offre son expérience. Il est important d'avoir des modèles pour avancer; d'une certaine manière, pour des domaines précis et variés, nous avons tous des modèles. Avec Ni d'Eve ni d'Adam, Amélie-san peut être un modèle dans des domaines, c'est en soi un superbe cadeau.

Gravez en vous-même cette phrase sublime et souvenez-vous-en lorsque vous vous enfermez dans vos multiples coquilles : "Le seul déshonneur c'est de ne pas être libre."

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juillet 19

Complément affectif / Mari Okazaki @ Akata

Parce que les arêtes de la vie sont parfois si tranchantes
Parce qu'il faut trop souvent choisir entre le travail et l'amour
Parce que dans ce monde glacial, il est si difficile de trouver une épaule sur laquelle s'abandonner...

Toutes les femmes ont besoin de Complément affectif !

Complément affectif

Oui j'ai détourné le texte légèrement en remplaçant "fille" par "femme", car ainsi ce texte me paraît particulièrement criant de vérité. Alors, parlons vraiment de cet intense manga, collection Jôhin chez Akata : Complément affectif (Suppli) de Mari Okazaki.

Si une femme de 40 ans est travailleuse mais surtout encore célibataire, pensez-vous que c'est "une pauvre fille", allez-vous vous en moquer "comme tout le monde" ? Que savez-vous de ce qui constitue vraiment le sens de sa vie, et d'ailleurs le seul critère d'accomplissement d'une femme n'est-il réellement que dans le mariage avant 25 ans ? Cette coquille imposée avec lourdeur par la société , même moderne, encore très actuellement, est brisée dès les premières pages par Mari Okazaki, plus précisément par son héroïne qui se voit de l'extérieur avec un regard triste mais lucide : 7 ans de vie par habitude avec un homme qui n'exprime ni goûts ni envies, si cette absence de partage finit par les peser, autant de séparer et se chercher soi-même. Commence alors la longue quête de l'accomplissement de soi, en tant que célibataire, en tant que femme, en tant que femme au travail, en tant qu'humaine. A partir de ce point de vue libéré des clichés sociaux, on observe ces portraits de femmes combatives qui cherchent sincèrement à faire quelque chose porteur de sens dans leur vie.

Si l'on ne prend que le cas de Minami Fujii, l'héroïne, cela permet de partir d'une vision naïvement romantique et de suivre un cheminement vers une vérité plus mature. Fujii est d'abord un personnage dont la maladresse dans les relations humaines la réduit à ruminer et attendre après des mails plutôt que de communiquer directement. Elle a alors en elle une fragilité que l'on aurait envie d'enrober de protection masculine pour la consoler, c'est ce qui semble être le meilleur moyen de sauver un être à la fois pur et tourmenté. Ce serait oublier l'essence de la personne, ce pourquoi Fujii se lève chaque jour : créer une publicité qui toucherait profondément au moins une personne. Cette femme, qui redécouvre la vie avec d'autres personnes qu'une exclusive, se lance alors avec encore plus de force sur son chemin. Et alors, sa vie prend une autre couleur : il y a ce qu'elle veut vraiment faire, et il y a l'environnement qu'elle chérit et qui la nourrit en retour. Il ne s'agit plus du coeur brisé d'une fille qui n'a d'autres repères que l'entreprise, il s'agit de l'avancement d'une femme qui voit les gens par leurs démarches sincères et qui tente elle aussi de continuer à être franche avec elle-même.

4 volumes parus en France à ce jour, le tout avec le style précis et sensible de Mari Okazaki, sensuel et subtil à la fois. Elle décrit des situations tellement réalistes qu'on ne peut que vibrer et comprendre les sentiments et réflexions des personnages, en se disant que l'auteur ne peut qu'avoir vécu certaines choses elle aussi à son passage en agence de communication. La femme, l'efficacité de la femme, la perfection de la femme, les exigences, etc., peuvent finalement être ramené à chaque personne : quel est le sens de votre vie, votre moule social vous convient-il, avez-vous finalement le soutien dont vous avez besoin ou ne vivez-vous que pour être soutenu ? Chacun peut avoir sa lecture de ce manga, mais surtout ce qui compte, c'est comprendre et se mettre du point de vue décrit, alors peut-être aurez-vous besoin dans votre bibliothèque personnelle de Complément affectif !

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juillet 3

L'univers de Setona Mizushiro

Il y a l'actualité, et il y a ce que j'ai manqué durant ces dernières années, ce à côté de quoi on peut passer alors que ça a du sens.

De ce qui se dégage de mon mois de Juin, parmi ce qui donne de fantastiques éléments de réflexion et d'inspiration, il y a l'animation et les miroirs des films et série de Satoshi Kon - qui feront l'objet de mon premier billet sur Univers partagés, les voyages et observations dans L'odyssée de Kino, les mises en scène fascinantes des CountDown live d'Ayumi Hamasaki, et je vous parlerais ici de Setona Mizushiro ^___^

La spécificité de Setona Mizushiro est sa manière de peindre les détails de la psychologie de ses personnages via des traits délicats et éthérés. Aussi bien dans ses shôjo que dans ses yaoi manga, tout élément concourt à la compréhension des conceptions et tourments des protagonistes, ce qui les rend très humain dans leur plus vraie complexité. Le style graphique varie suivant ses oeuvres, contribuant à l'esthétique des carapaces que se sont forgés les personnages, la mise en valeur l'aspect sensuel qu'affectionne l'auteur, ou encore l'expression en peu de traits de sentiments alors palpables. Parus chez Asuka, on peut notamment suivre :

+++ L'infirmerie après les cours - 2004 L'infirmerie après les cours

Dans un univers fantastique et onirique, l'objet est de suivre la manière dont des lycéens dépassent leurs principaux traumatismes pour "sortir du lycée" : devenir adulte lucide et s'assumant dans son essence. Tout le manga devient alors prétexte à métaphores, aussi bien le cadre apparemment scolaire mais surtout social, que l'expression des craintes profondes des personnages. Ces derniers sont représentés dans leur personnification la plus imagée et visuellement percutante dans le monde des rêves, ces cours à l'infirmerie après les cours. Alors, avec tous ces éléments d'apparence sombre et permettant à la fois d'y voir clair, il est intéressant de voir comment ces personnages peuvent se libérer de leurs propres coquilles.

= X-day - 2002 X-day

De petites pollutions quotidiennes, qui n'ont l'air de rien, alimentent un mal-être au sein de personnes qui ont ce point commun : ils passent une partie de leur vie vide de sens dans la même école. A partir du moment où ce mal est souligné, on se questionne alors sur le trajet que peuvent emprunter ces personnages pour nettoyer leur quotidien. C'est par un but symboliquement fort que tout prend de l'importance : faire sauter l'école.

-- Le jeu du chat et de la souris - 2006 Le jeu du chat et de la souris

Les fans de yaoi me diront si c'est un bon yaoi ou pas, en tout cas pour son premier essai dans le genre, Setona Mizushiro met dans le jeu un homme à personnalité éteinte, qui n'a pour seul repère que ses clichés sociaux, face à celui qui le désire depuis des années. Le coeur torturé à la longue de ce dernier lui fait manipuler l'homme-objet dans ses pensées profondes comme son penchant final. Je ne mets que deux moins dans mon avis très personnel car c'est peut-être le genre, plus que le manga, qui ne me plaît pas.

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mai 27

Cinéma d'Avril-Mai 2007 : L'Intégrité

Je n'avais pas prévu de parler cinéma ici, mais je suis tellement tombée en amour devant deux films aujourd'hui qu'après tout j'aimerais aussi partager ça ^o^ Je n'ai pas de grandes références cinématographiques, je ne m'encombrerais pas d'une partie résumé, et mes remarques seront concises et sans prétentions; toutefois si mon ressenti peut vous amener à vous intéresser à certains films que j'ai aimé, ce sera un super échange ^___^ Et donc, les films de ce mois-ci :

Persépolis / Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud – film d'animation français Persépolis avant-première Quand une dessinatrice de BD se met à la réalisation pour vous compter son histoire, c'est avec grande curiosité qu'on découvre l'aboutissement de sa démarche. Et Marjane Satrapi le fait avec brio ! Le style graphique se prête bien à l'histoire : le design permet bien de différencier l'origine des personnes, la simplicité des traits exprime efficacement ce que le visage humain dégage, les décors épurés accompagnent bien l'ambiance urbaine, le climat de guerre ainsi que les réflexions intérieures. Et quelle histoire !! Je ne peux que vous renvoyer vers cette chronique (j'éditerais ce post pour indiquer le lien ^^) pour de plus amples détails sur cette réalisation réussie, cet humour qui a rythmé ce film malgré sa forte teneur, etc. Je vous conseille de vous jeter sur ce film, à sa sortie dans un mois, ne serait-ce que pour son fil directeur, la valeur qui pour moi a été clairement et profondément véhiculée via ce récit, cette narration bien ficelée, ces dialogues forts : l'Intégrité. Vivre sa vie en étant intègre avec soi-même, en suivant ses convictions dans ses gestes tous les jours, et le faire résolument libre car on a toujours le choix !

La vie des autres (Das Leben der Anderen) / Florian Henckel von Donnersmarck - film allemand La vie des autres "La vie des autres", ou l'ouverture d'un coeur rigide par idéologie à la sensibilité d'artistes, ou l'accomplissement d'un artiste par l'écriture d'un article par conviction, où la composition d'une musique ("Sonate pour l'homme bon") détermine que le coeur de celui qui l'écoute vraiment ne peut être mauvais, ... Je pourrais m'arrêter là avec si peu de mots pour décrire tant d'émotions, tellement je ressors essouflée. Bouleversée qu'il existe des oeuvres capables d'émouvoir autant, d'exprimer à ce point l'essence de l'humanité. Et d'ailleurs, je m'arrête là, vraiment VRAIMENT Florian Henckel von Donnersmarck a accompli un travail admirable...

Les chansons d'amour / Christophe Honoré - film d'auteur français Les chansons d'amour Que ressentiriez-vous si votre couple va mal, si ensuite votre compagne meurt subitement, si son entourage attend que vous vous releviez dans la normalité en se montrant intrusif et juge, si vous êtes perdus dans vos sentiments ? La meilleure façon de le dire est de le chanter. Alors, les mots sont mieux compris et ressentis. C'est ainsi que l'on suit le désespoir et la reconstruction du héros, structurés en plusieurs parties de film et en évitant la lourdeur de dialogues comme dans Les contes de Terremer (voir ci-dessous).

Amer béton / Michael Arias - film d'animation japonais Amer béton Une animation intéressante, un graphisme peu commun, des personnages charismatiques et extrêmes dans une sorte de Tôkyô qui a mal tourné dans son modernisme, son décor euphorique d'attraction et de consommation qui est en décalage avec la violence des bandes pour garder ses territoires urbains. Blanc et noir sont des enfants à la fois caractériellement opposés et paranormalement liés. Le tout est de savoir si l'on cède au pouvoir et envie de destruction que l'on a ou si l'on tente de croire en la vie. Ou de croire en Blanc. A vous d'analyser par vous même...

Les contes de Terremer / Goro Miyazaki – film d'animation japonais Les contes de Terremer Ne regardons pas ce film comme sorti des studio Ghibli, mais comme le premier essai d'un réalisateur puisant son inspiration dans l'univers du studio. Parce que ce film semble dater, l'animation n'est surprenamment pas si bonne, et surtout l'histoire n'est pas contée avec poésie mais avec lourdeur. Faire passer un message par un dialogue sans contexte qui s'y prête, avec des phrases crues suivies d'une musique en explosion et d'un décor exagéré de coucher de soleil qui apparaît, c'est tenter de communiquer maladroitement par matraquage. Si encore ces messages étaient d'une pertinence touchante, mais non ! D'après l'héroïne, un être obtiendrait son éternité « en faisant des enfants », non mais NON !!! Il aura été décevant de survivre à la lenteur initiale du film, la gratuité des dernières scènes de monstruosité, pour de tels messages... Le fils du Miyazaki que l'on connaît ne sera pas la relève attendue pour le studio Ghibli.

TMNT les tortues ninja / Kevin Munroe – film d'animation américain TMNT On va voir cette autre adaptation de la série de notre enfance pour se divertir, et on a la bonne surprise d'avoir en plus une animation de qualité, un chara design soigné, et un aspect psychologique des personnages qu'on n'attendrait franchement pas pour nos tortues transgéniques ! Il ne s'agit pas des aventures d'un groupe de ninjas déjà consolidé contre un gros méchant parmi tant d'autres. On suit individuellement les tortues à la recherche de leur propre raison d'être et de se battre, les amenant à comprendre la force de leur union. Une bonne surprise qui amène bien sûr l'amusement attendu ^^

Le secret de Terabithia / Gabor Csupo – film américain Le secret de Terabithia Tout le film est un conte de magie : l'enfance qui croit en la magie peut voir un monde verdoyant de fantaisie. On respire à plein poumons de l'air positif avec les deux héros qui se découvrent, eux qui vivent leur originalité dans une vie quotidienne et scolaire peu agréables. Car il suffit de garder l'esprit ouvert pour être heureux. Et au beau milieu de la verte prairie qu'est ce film, le scénario tourne à la catastrophe, comme si tout à coup il avait été imposé de ne pas délivrer de rêve, alors l'histoire vire à la destruction de la magie qui avait été si bien posée et cela au profit d'une morale abominablement conforme à la vieille société. Quel dommage...

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mai 18

Reason to realize myself

On a aisément conscience qu'il y a un socle social, des moules et des chemins balisés pour nous servir de sol horizontal rassurant. Il se peut qu'on prenne conscience qu'on finit par se brider pour se conformer à la société, voire on oublie l'essence même de son authenticité.

Mais là encore, il n'y a qu'une vision partielle de la coquille qui nous enferme.

A mesure qu'on s'éveille, qu'on ouvre les yeux vers la lumière, qui passe par les fentes de ce sur quoi on tape lorsqu'on a la volonté de se libérer, on se rend compte finalement que dans les profondeur même de son coeur on a intégré des interdictions, des limites conventionnelles. Ces limites déterminent si un projet personnel est de l'ordre du fantasme ou de la "vraie vie", ce qui est usuellement qualifié de "raisonnable".

Brisons la coquille

Or la vie a toute sa saveur lorsqu'on a des Raisons de la vivre ! Sincèrement, brisez la coquille !! Réalisez-vous !!!

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décembre 27

Le sens de sa vie - Born to be free

La vie est vraiment bien faite lorsqu'on est attentif à ce qui survient sur son chemin. C'est en retrouvant une camarade de promo que les bonnes questions ont été posées (tu feras vraiment une RRH en or Marie !).

Pour résumer, retenons deux choses importantes :

- Lorsqu'on est face à un mur, on peut le transformer en escalier et monter marche par marche. En l'occurrence, mon mur est le refus de continuer à dévaler les pentes de mes carrières tel qu'aujourd'hui, mon mur est aussi l'ahurissement devant des choix trop extrémistes. Et les étapes sont marcher vers l'accomplissement de soi, pas à pas, le 1er pas étant le plus dur, néanmoins le début du voyage qui constitue le sens de sa vie.

- Dans notre société, nous communiquons trop peu. Même en entreprise, les solutions peuvent être trouvées si l'on en parle, mais elles ne pourront jamais être devinées dans le malêtre silencieux. J'ai encore du mal à croire en le bon fonctionnement de la société économique, seulement si je ne tente pas, je n'en aurais jamais la certitude.

Je reste dans le vague et je fais court, mais ce sont des choses véritablement importantes : comprendre comment transformer le nécessaire en indispensable au-delà duquel on peut aller lorsqu'il est la base des marches, faire face aux problèmes humains et relationnels pour avancer, ...

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octobre 7

Ma terrible vie de bosseuse Mimi mondienne - SPECIAL ACT 2

Suite et fin des tourments, j'espère ne pas en parler davantage sur ce blog, ou du moins plus de manière si désillusionnée ^__^;

J'ai effectué des recherches intérieures et extérieures, le but étant de mettre en cohérence le tout. Je ne cherche pas à révolutionner ma carrière, la société, le monde, mais au moins pouvoir suivre mes idéaux. Je pense avoir trouvé ma voie, tout du moins j'en vois la lumière. Alors voilà la "bonne raison" que je cherchais : trouver et accéder à cette lumière, cet accomplissement de soi, pour soi, dans l'environnement choisi, avec les gens aimés.

J'avais aussi et surtout oublié cette philosophie : quoi qu'il arrive, vivre à 100%, qu'il y ait des tracas ou non. C'est encore Ran Kotobuki (Gals!) qui a dû me le rappeler, vraiment quelle héroïne !! *admirative à 200%*. Un collègue ce matin, qui d'ailleurs est passé par de dures épreuves telles que vivre dans la rue, prêchait la même chose : "chacun a des soucis, mais à quoi ça sert de ne faire que les montrer, autant transmettre de la joie !"



Je ne suis pas du genre à ne pas m'inquiéter et ne pas envisager l'avenir, mais je veux au moins avoir en permanence le Goût de la cerise et en profiter à fond !! Ce week end, direction Nantes, la 25ème heure du livre du Mans, restaurants, amis, chéri, et plein de joie ^^ Merci encore pour tous vos mots de soutien, je n'y réponds pas forcément (car les smileys faisant des bisous ne sont pas discrets quand on surfe au bureau), mais ça me donne de la force : soyons créatifs, il faut foncer pour le projet illus, bosser à mort pour le projet de site en client riche (*o*) et aller de l'avant !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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