janvier 18
Obésité de culture
17:49 Bd blog Lien permanent
J'ai l'impression que j'essaie de trop lire en ce moment...
J'ai l'impression de tendre vers une "obésité de culture".
Je me mets à avoir des pensées de type "film encré dans son époque", "manga profondément humain", "pièce à mise en scène in-té-ressaaaante"...
Il faut que j'arrête. Ca m'asphyxie, mes propres pensées sont noyées dans les critiques et ce n'est pas pour moi...
C'est là que j'en arrive à la semaine 3 du livre Libérez votre créativité de Julia Cameron, et un exercice de la semaine est "Privation de lecture" !! Trop fort, quelle synchronie !
De temps en temps, une semaine sans lecture, sans pollution médiatique : sans livre, sans journal, sans TV. Ca ne fait pas de mal. Ca laisse de l'air : libre court à l'écriture, au dessin et à la création !










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Commentaires
J'exige qu'un copyright soit ajouté aux merveilleuses expressions critiques de la troisième illustration :-p Et tu as donc oublié le fantastique "Ce film est un portrait pertinent de la jeunesse chinoise/française/japonaise [au choix". Sans oublier l'incontournable "Machin vient de signer un album "concept" percutant"
Ceci dit, j'adore tes dessins, je suis complètement sous le charme du style que tu déploies là. C'est très excitant de voir ton trait évoluer ainsi.
Ca me rappelle la première année où j'ai quitté le domicile parental. Sans argent, sans téléphone, sans télé, sans radio, allant comme un zombie à mes cours d'université, pensant matin midi et soir à mes études. Finalement, j'ai passé presque 10 mois complètement coupée du monde, en y repensant j'ai presque honte! Mais ces 10 mois sans médias m'ont permis, comme tu le dis, à laisser libre court à ma création intellectuelle. Par contre à la sortie, bonjour le choc ^^
Quand à l'obésité de culture, ce n'est pas forcément mauvais, si on arrive à ne pas tomber dans cet esprit intellectuel ampoulé que tu décris, et que l'on sait garder à la fois la modestie de la critique, et la fraicheur (candeur?) de la découverte d'une oeuvre.
Hé pourtant, c'est bien en assimilant un maximum de références que l'on se créé sa propre culture et qu'on se trouve artistiquement