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Illustration : Le goût du bonheur

Il m’arrive de recevoir des mails de jeunes artistes en devenir, qui ont 12, 16 ou 21 ans. Peu importe l’avancement de chacun en âge et en étude, ce qui compte c’est qu’ils sont à un croisement de leur chemin de vie. Certains m’écrivent parce qu’ils doutent, d’autres parce que mon parcours artistique leur donne de l’espoir. Aujourd’hui, c’est un mail de remerciements que j’ai reçu, parce que mes illustrations ont redonné l’envie de dessiner. Sachant qu’à mes yeux, redonner le goût du dessin est assez proche de redonner le goût de la vie, j’ai été très émue…

Pour tous ceux qui m’écrivent ou qui n’oseraient pas m’écrire pour ces raisons, un autre point commun vous relie : vous pensez tous que votre long récit sera ennuyant et que je n’aurai pas le temps d’y répondre. Certes, je suis très occupée et il ne m’est pas toujours possible de répondre longuement. Mais sachez que vos textes sont de vrais trésors, c’est moi qui vous remercie de vous épanouir, si je vous aide de quelque manière à vous accomplir dans votre vie alors mon bonheur est incroyablement entier !

Vous êtes nombreux à vous épancher de manière passionnante sur votre passion, j’aimerais tellement que vous partagiez à d’autres cette expérience importante que vous êtes en train de vivre et qui encourageraient d’autres plus tard. Dorénavant, j’inviterai les jeunes artistes à laisser un petit mot sur cet article de blog, j’espère qu’ils joueront le jeu car ces trésors mériteraient d’être partagés !!

Pour finir, un petit retour sur un détail de mon parcours : M. Kojima, directeur d’une école de manga au Japon, me demandait si mes parents m’avaient soutenu dans la voie artistique. La réponse est non. Mes parents sont des héros de shônen manga, prêts à tout sacrifice pour un meilleur avenir pour leurs enfants. En retour, l’enfant que j’étais a mené une carrière scientifique à la hauteur de ce qu’ils espéraient, et les mangas m’ont accompagné sans cesse ^o^ Ils n’approuvaient pas que je fasse de l’auto-édition en parallèle de mes études supérieures, ils étaient choqués lorsque j’ai démissionné de mon entreprise en abandonnant une situation confortable. Jusqu’à un cocktail, où l’adjoint au maire expliquait avec joie à ma mère que j’avais contribué au rayonnement de son événement culturel. Là, mes parents ont commencé à se dire que je faisais un vrai métier, et qu’ils étaient fiers que j’ai toujours porté mon rêve en moi. À cela, M. Kojima acquiesce en disant qu’au Japon, les parents sont tout autant frileux à inscrire leurs enfants dans une école de création artistique, car tout parent rêve d’un avenir stable pour son enfant. « Mais il faut permettre aux jeunes talents de s’exprimer ». Je veux vous permettre de vous exprimer, quelle que soit la discipline qui est votre vocation. Nous pouvons, nous devons tous réaliser nos rêves et exprimer notre authenticité : c’est ce qui donne un vrai goût à la vie !

23
juin

Tag & features

   Publié par Rosalys Tags:

Pendant qu’on joue sur deviantArt à montrer les meilleurs dessins d’autres artistes, sur les blogs on joue à écrire ses souhaits en 4 règles et passer le relai ! Je joue le jeu, à vous de jouer ^_~

1) Ecrire 8 souhaits

  • Toujours continuer à faire ce que j’aime
  • Réussir à libérer la créativité d’artistes bloqués
  • Toujours apprécier le chemin et non stresser sur la fin
  • La paix intérieure et inter-relationnelle pour tous
  • Toujours avoir la soif d’apprendre
  • Pouvoir faire s’épanouir l’authenticité de chacun
  • Toujours avoir la santé
  • La disparition du racisme

2) Dire à quoi font penser les 10 mots donnés

  • Message : sens véhiculé par un moyen d’expression
  • Blog : espace personnel pour partager ses passions avec autrui
  • Prix : valeur compensatoire (xxxHolic ^o^)
  • Croix : forme des petites barrettes de l’héroïne de Shugo chara ^o^
  • Scrap : petits papiers
  • Création : expression extérieure de sentiments intérieurs
  • Bonheur : état durable de satisfaction selon la philo ^o^
  • Vie : lumière
  • Enfant : laissez jouer votre enfant intérieur !
  • Passion : sens de la vie !!

3) Dire un mot sur ma tagueuse
J’ai été taggée par Saeko, que j’ai rencontré à Epita 2000 (j’ai le chic pour rappeler tout ce qui ne nous rajeunit pas ^o^), elle venait discuter sur le stand de mon fanzine Chibi three, puis c’est par blog et oekaki qu’on échangeait. On s’est perdu de vue quelques années et quand on s’est retrouvé (merci MySpace !) elle m’a dit qu’à l’époque j’étais son modèle, ça m’a trop touché ;_;

4) Taguer 8 personnes et les prévenir
Axel TerizakiCharGumyLRGMarionMyllenaPony
Je ne mets pas de 8ème pour laisser place à vous lecteurs, n’hésitez pas à poster un commentaire, ça m’intéresse notamment de voir ce que vous évoque les 10 mots donnés.

Pour m’amuser, je regarde quels sont les sujets de philo qui viennent d’être traités au Bac. Un des sujets des séries S m’interpelle : « Est-il absurde de désirer l’impossible ? » Outre ma curiosité pour la philosophie, je vous parlais de mon amour pour le développement personnel. Et qui dit développement personnel dit que rien n’est impossible dans la vie, il n’y a de limite que ceux que l’on s’impose soi-même ! Bref, j’aurais traité le sujet en centrant la problématique sur ce que l’on définit « impossible ».

Je suis tombée sur une interview de Raphaël Enthoven (encore lui ^_^) qui, sur le sujet, met l’accent sur le mot « désir ». Je n’aurais pas pensé à prendre le problème sous cet angle. Encore une fois, je n’adhère pas à sa conclusion mais c’est très intéressant de lire qu’une de ses parties aurait expliqué que « désirer l’impossible devient absurde quand on croit que l’impossible est possible. C’est la critique des utopies, si on réalise ses utopies, elles deviennent mortifères et donnent lieu à des massacres de masse. »

J’ai écrit un petit tweet comme un simple constat, à savoir que ça m’intéresse d’avoir des points de vue sur ce sujet. Et comme avec moi un tweet est cross-posté sur mes réseaux fétiches, ça a généré des commentaires inattendus sur Facebook et MySpace ^o^ Bref, à cet apéro-philo virtuel improvisé, et surtout éphémère puisque je fais fréquemment le ménage dans mes statuts facebook, je note des points de vue très justes : Alicia Rouillon traduit le sujet en résumant « finalement, désirer l’impossible, c’est rêver, il n’y a rien d’absurde d’avoir des rêves, c’est normal et c’est qui pousse beaucoup à vivre ». Estelle Sanz poursuit : « Le principe même de l’évolution n’est-il pas d’espérer mieux : progresser… tendre vers l’impossible… désirer l’absurde ? ». Le Japan club Gaming spirit affirme « Le désir, l’envie de c’est profondément humain ! ». Bien sûr, l’intérêt d’y réfléchir en dehors du cadre scolaire est d’échanger nos propres points de vue, ça m’intéresse tout autant que l’étude des propos de philosophes. D’ailleurs, qui est le philosophe ? (J’ai cité tous vos noms tels de grands philosophes ^o^!) Sébastien Sainte-Marie rappelle une citation de Yoda qui est très bien : « Si la Force avec toi est, jeune jedi, alors rien impossible n’est, l’absurde point n’existe… » Enfin, pour clore la soirée, je cite le long commentaire de Morgan Magnin :

Le sujet comporte déjà une partie de la réponse : comment pourrait-il en être autrement de viser l’impossible, sachant que cet objectif ne pourra par essence pas être atteint ? Un regard objectif sur notre condition devrait conduire à envisager cela comme étant effectivement absurde, au sens premier du terme. Quel sens peut-il y avoir à souhaiter l’inatteignable ?

Mais c’est justement cette quête de sens qui, selon moi, justifie dans un second temps d’aller vers cet impossible. C’est lui qui pourra permettre d’être moteur, qui pourra générer de nouvelles choses (l’émergence de nouveaux concepts, de nouvelles technologies, etc.). L’impossible, ce sont toutes ces machines qui nous entourent et qui, un siècle auparavant, aurait paru complètement irréalisable.

L’impossible, c’est aussi la remise en cause de dogmes (à tel point qu’on peut se demander si une démarche raisonnée, avec ce qu’il convient de doutes, est compatible avec la notion d’impossible). Question d’objectif, de mouvance et de motivation…

Et voilà un billet de blog pour pérenniser un échange sympathique à partir de l’éphémérité d’un petit tweet ^o^ N’hésitez pas à commenter ici pour donner votre point de vue !

Etes-vous attentifs aux signaux que tente de vous communiquer votre corps ? Je n’y étais pas du tout sensible, je m’y suis ouverte il y a quelques années, et depuis mon corps me parle de plus en plus (ou je l’entends de mieux en mieux). Même si j’aime assez l’écoute de son corps selon Lise Bourbeau dans le principe de prendre soin de soi, il subsiste plusieurs problèmes : interpréter les messages de son corps est si subjectif et dépendant de la situation que ça peut revenir à lire dans des cartes divinatoires ce qu’on a envie de lire, et surtout il est toujours culpabilisant de vouloir penser à soi lorsque tout le monde travaille toujours dur et toujours plus. Bref, accepter de s’écouter alors que l’on est le dernier maillon flexible dans ses projets, c’est dur. C’est tellement plus facile de vouloir se dépasser en tirant sur les limites de son corps, qui n’a jamais pensé que dormir était une perte de temps ?

Il a donc fallut que mon corps sonne l’alerte « tendinite de l’écrivain » pour me remettre sur le droit chemin (le chemin de l’épanouissement et non le chemin carriériste). J’ai donc concédé à mon poignet un peu de temps pour bouger autrement, par exemple en lisant des livres (dont l’intégrale de Naruto, si vous avez bien suivi ^o^). Je parlais de la culpabilité éprouvée en choisissant de penser à soi, et dans L’art zen du temps d’Erik Pigani, retenons : « La culpabilité ne fait pas avancer, elle fait prendre du retard. » Découvrons aussi le mouvement Slow food, antithèse du culte du « toujours plus vite » et prônant pour chaque être de vivre selon son tempo giusto (Eloge de la lenteur, Carl Honoré).

Puisqu’il est évidemment impossible de se mettre en repos total et qu’il faut garder le rythme pour ma BD Fly for fun, toujours publiée tous les mardis, la guérison complète se fait attendre. Mon corps a donc décidé d’ajouter une contracture d’un muscle de l’avant-bras, dont j’ai oublié le nom. C’est le festival du laché d’objets, jusqu’à ce qu’un pauvre Macbook pro en fasse les frais en se fracassant sur le sol. Comme je n’y comprends rien, cette fois je vais voir le médecin. Décryptage : 3 semaines de repos SVP. Il est temps d’arrêter le scepticisme et d’accepter ma vraie cadence, accepter qu’en dessin je ne suis pas aussi rentable que d’autres, pas aussi productive qu’en informatique, pas plein de choses qui auraient été bien pratiques, mais qu’à mon rythme je fais les choses à ma façon ^_^

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(et pourtant, j’ai toujours pu faire des seed modes prolongés, c’est la capacité de base indispensable du fanzineux, de l’universitaire bosseur, des gens qui ont une mémoire écrite ;_; ) (non ce n’est pas la vieillesse !!!!!!)

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Si je l’écris ici, c’est parce que je sais qu’il y a d’autres fou-furieux totalement workaholic prêts à se ruiner la santé pour « gagner » du temps ! Ca vaut aussi pour vous : si vous ne voulez vraiment pas écouter votre corps, écoutez au moins vos douleurs et sachez vous arrêter !

C’est là, je crois, le dernier billet papottage avant un petit moment. Place à un peu d’illustrations ! C’est que cette tendinite n’est pas arrivée sans rien faire quand même, huhu ^o^

4
juin

La joie malgré le monde

   Publié par Rosalys Tags: , , ,

J’ai assisté à mon premier café-philo, un rêve depuis les cours de Terminale – mon unique bagage en philosophie. Et comme c’était très enthousiasmant dans l’incitation à réfléchir, j’ai envie de le partager ici, en modeste amatrice néanmoins curieuse ^_^

Raphaël Enthoven pose la question « La joie est-elle un remède au bonheur ? » et nous expose sa vision de la joie. Détail important : j’ai eu un prof de philo formidable (à qui j’ai fait découvrir Evangelion ^o^) qui insistait lourdement sur le vocabulaire philosophique. Au programme, il y avait notamment les notions de bonheur, d’où des souvenirs omniprésents sur ces définitions qui ouvraient les portes au dialogue : bonheur = état durable de plénitude et de satisfaction, en opposition à la fugacité de la joie. Mais la présentation de ce soir repose sur des concepts différents avec ces mêmes mots : bonheur = déni du réel, vacance de la conscience, très fortement opposé à l’acceptation entière de la joie.

Ce que propose le conférencier, c’est une notion de la joie en tant qu’Amour de la vie. Cette « joie » est regarder le monde dans l’approbation totale (Le fameux « Porter sur le monde un regard sans haine » dans Princesse Mononoke ? ^o^), l’aptitude à être léger parmi ce qui est terrible, ne pas prendre ses désirs pour la réalité mais prendre la réalité pour ses désirs. Une jolie image pour faire comprendre cette idée : la joie est une émotion « crépusculaire », un soleil brillant qui se laisse regarder.

Certes jolie, mais ce concept l’est-il pour autant ? J’ai beaucoup aimé cette soirée et c’est très intéressant d’avoir un point de vue approfondi en si peu de temps, reste que cette joie demande une insouciance en conscience; ce « rêve que rien n’existe au détriment d’autre chose » a quelque chose d’inacceptable… pour la révolutionnaire que je suis ^^ Pour d’autres, c’est carrément leur philosophie de vie, et tant mieux pour eux car ils sont heureux (« joyeux » ?). Etre capable d’être joyeux malgré la misère dans le monde, soit, mais choisir d’être joyeux sachant qu’on perpétue une horreur, c’est misérablement horrible ! Avoir conscience de l’horreur incite à chercher une solution et à agir, aimer la vie c’est aussi vivre en étant pleinement acteur de sa vie, quel serait l’intérêt d’aimer inconditionnellement tout ce qui se passe dans le monde sans en faire partie activement ?

Tout ça pour dire, les café-philo, c’est bien, c’est bon, mangez-en même si en réalité il n’y a pas de café à boire :D Le questionnement qui bouillonne en moi à présent est le lien (ou le non-lien) entre mes amours : philosophie, psychologie et développement personnel. Heureusement, il y a The sims 3 sur iPhone pour s’endormir cette nuit ^o^

30
juin

5 phrases de mon livre de chevet

   Publié par Rosalys Tags:

L’illustratrice Jill.C m’a inclut dans ce tag littéraire, alors allons-y : « Il s’agit de prendre le livre le plus proche de soi au moment où l’on découvre le défi ; l’ouvrir à la page 123, et écrire la cinquième phrase de ladite page, et les 4 suivantes. »

Le sentiment d’avoir librement choisi ses buts conditionne donc leur caractère autoconcordant, ce qui explique que les citoyens des pays libres soient généralement plus heureux que ceux des régimes répressifs. Pourtant, nombreux sont les gens qui, dans les démocraties éclairées, se sentent presque en permanence réduits en esclavage – non par leur gouvernement mais par des facteurs extrinsèques auto-imposés (le prestige, le désir de plaire, les obligations, la peur…). Pour eux, la vie se résume à une succession de corvées qu’ils ont l‘obligation d’accomplir plus qu’à un ensemble d’activités pour lesquelles ils ressentent une prédilection. Les obligations n’étant pas autoconcordantes, elles ne sont d’ordinaire pas très signifiantes ni source de plaisir; la plupart du temps, en fait, il leur manque les deux.

Tal Ben-Shahar – L’apprentissage du bonheur

Je ne suis pas forcément en accord total avec ce que je lis, mais dans le cas présent ça exprime fort bien ma pensée avec d’autres mots. Je n’ai pas encore suffisamment avancé dans ce livre pour donner un avis, mais si je le lis c’est parce que la psychologie positive qui y est exposée est sans doute intéressante… ^_~

Je passe le relai à Ezra :)

20
juin

Le sens de sa vie – à côté

   Publié par Rosalys Tags:

Ce qui est plaisant, lorsqu’on a ouvert les yeux sur sa vie, c’est qu’on retrouve des personnes (Sorya et Soryane, Mihrimah, Saeko, etc.) qui elles aussi se sont redirigées vers ce qui a du sens pour elles. Ce qui est triste, c’est de ne pouvoir aider ceux qui se leurrent, parce qu’ils ne sont en mesure d’accepter une main tendue que s’ils ont un déclic par eux-mêmes.

Ce qui me fait le plus de peine, c’est de voir des personnes brillantes se poser la bonne question : « Quel est le sens de ma vie ? », toucher du doigt des chemins possibles vers leur croissance personnelle, et finir par choisir une voie de confort. Parce qu’ainsi, la vie est plus stable et rassurante, d’ailleurs il y a trop d’obligations à endosser pour faire autrement, et « à côté » il reste possible de faire ces choses qui importent. Ecoutez-vous donc parler, que mettez-vous « à côté », finalement est-ce que vous ne passez pas « à côté » de votre vie ? Etes-vous vraiment satisfait de ne faire ce que vous aimez que de temps en temps, en dilettant, dans votre coin, avec la légitimité et la reconnaissance d’un amateur de passage le dimanche ?

Cette solution, pour l’avoir expérimenté, ronge de l’intérieur ses convictions, ses motivations. Cette solution est possible pour ceux qui vivent oisivement, passivement, en cherchant du plaisir durant le temps libre et rien de plus (ce que je ne dénigre pas, si vous êtes dans ce cas vous êtes certainement très souvent heureux et c’est sans doute ce qui vous convient le mieux). Mais si vous vous êtes posé des questions sur la direction de votre existence, cette solution revient à souffrir durant 35h/semaine dans une tâche pénible alimentaire, en lorgnant sur ce que vous laissez « à côté » avec frustration. A la longue, vous vous inventerez des chimères pour mieux vivre la situation, et vous vous direz que vous avez réussit à assumer les responsabilités que vous vous êtes imposées, alors que vous avez justement abandonné la responsabilité de votre vie. Alors, un jour vous vous réveillerez peut-être, et vous vous direz que c’est trop tard pour changer de chemin, mais jamais il n’est trop tard. Aujourd’hui ou demain, ce n’est pas trop tard, et si c’est aujourd’hui que vous vous posez des questions, alors agissez avec confiance maintenant.

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Vous êtes dans ce moment de vie à la recherche de nouvelles valeurs, de nouvelles façons de vivre, d’une nouvelle identité. Les problèmes métaphysiques resurgissent, ceux-là même que vos parents ont étouffés dans leur vie (…). Vous refusez en bloc leurs conseils… pour bientôt les accepter. Sous la pression sociale vous rentrez dans le rang et devenez malgré vous un de ces adultes loin d’eux-mêmes que vous reprochiez à vos parents d’être. Et vous entrez dans la vie active. Vous travaillez. Vous vous mariez. Vous élevez vos enfants… (…)

Vous avez bien parfois des angoisses. Vous êtes nerveux, tendu, mais vous n’y prêtez pas vraiment attention. Vous pensez que vous êtes ainsi fait, de nature anxieuse, « c’est les nerfs ». Ou bien vous considérez que c’est un mal de société. On n’y peut rien ! Un cachet, une cigarette, un petit verre, ou simplement un travail absorbant, une immersion dans les tâches du quotidien et tout est oublié… Vous entr’apercevez bien par brefs instants que vous vivez comme un insensé. Mais vous vous dissimulez tant bien que mal cette pensée parce que vous ne voyez pas de moyens de faire autrement… (…)

Jusqu’au moment où certaines situations vous obligent à prendre un peu de distance par rapport à votre quotidien. Vous considérez alors l’absurdité… Quand vous apprenez que vous êtes atteint d’une grave maladie, quand un de vos proches meurt, quand vous voyez à la télévision des images de guerre, de cruauté et de détresse, quand vous entendez un homme qui vous ressemble par ailleurs en tous points raconter ce qu’il subit dans un pays de dictature… Vous doutez : « C’est ça la vie ? » (…)

« J’ai donné ma vie pour être celui que je suis aujourd’hui, cela en valait-il la peine ? » se demande Richard Bach dans son dernier livre. (…) Quelle est la signification de ce que je vis ? Quelle est ma place sur terre et dans l’univers ? Telles sont les questions auxquelles vous avez à donner votre réponse pour vous réaliser pleinement.

Isabelle Filliozat - Trouver son propre chemin

Après 10 jours de rush en BD, mon corps se plaint de la station assise à dessiner, et n’a envie que de se délasser et se dépenser. Rien de mieux que la natation pour ça ^_^

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Et un petit mot sur la balnéothérapie : je n’ai essayé que deux thermes, celles de La Roche Posay et celles de Bagnoles de l’Orne. Idéal pour prendre soin de son corps et vivre zen le temps d’un week end !

D’autres idées pour être en paix avec soi-même bientôt (et d’ailleurs vous n’avez pas beaucoup essayé de deviner la suite du 4 koma, vilains !)

5
juin

Prendre soin de son corps – case 1 – Le vélo

   Publié par Rosalys Tags: ,

L’hygiène d’artiste, c’est un bon rythme de travail, mais aussi une bonne santé. C’est important de prendre soin de soi, y compris de sa condition physique. Pour cela, j’ai 4 arcanes urbaines, et en bonne citadine citoyenne, je vous les partage ^o^

J’aime bien les strips sous forme de yon koma. Pour jouer un peu, j’ai préparé mes 4 cases pour raconter comment je respecte ma santé, mais je ne montrerais qu’une case… La suite bientôt, essayez de deviner quelles sont les 3 autres techniques !

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Circulez en vélo !! Le bicloo, c’est le vélo de la ville de Nantes in order to be cool :D Il faut éviter les voitures qui font des queues de poisson et les fantastiques pentes de Nantes, mais ça se maîtrise. Et par là-même, contribuons à dépolluer les centre-villes !

On associe couramment « pénibilité » avec « travail ». Lorsque le but premier de travailler n’est que la rentabilité financière, le travail alimentaire peut être pénible. Mais tout travail n’a pas à être pénible, et lorsque le but de son travail est d’échanger dans l’épanouissement, il ne s’agit plus de souffrir pour se nourrir.

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Il n’est pas évident pour un artiste de légitimer sa position au sein des salariés affamés qui sacrifient leur personne pour survivre, des PDG qui méprisent le taux horaire de travail sur papier d’un artiste, des gens qui font des heures sup pour leur besoin de confort matériel. Et pour l’artiste lui-même, c’est difficile de se proclamer « artiste », d’ailleurs qu’est-ce qui mérite la valeur artistique ?

En quittant le monde de l’entreprise, j’ai transposé l’hygiène de travail d’un cadre à celui d’un artiste : des horaires de travail, tous les jours, sans faute, avec des deadlines, etc. Je ne dis pas que c’est une erreur, au contraire : donner un espace ample à la création favorise l’émergence de la création. Cependant, mon erreur est d’avoir voulu crédibiliser ce rythme à tout prix, voir un aspect monastique au retrait artistique, vivre l’isolement alors que ma démarche est partage. Et je crois voir que beaucoup plongent dans cette erreur, pour croire en soi, en son activité, en son professionnalisme. Or être professionnel, ce n’est pas être productif/rentable, c’est être productif/qualitatif. La qualité vient de l’expérience et de l’authenticité de la production; si vous créez parce que vous le voulez au fond de vous, votre oeuvre aura cette marque de qualité. Et si vous produisez dans le plaisir de créer, c’est bien du travail, peut-être même du travail bien fait ^_^

Loin d’être un soldat à l’intelligence engourdie, notre artiste est en fait l’enfant en nous, notre compagnon de jeu intérieur. Comme avec tous les compagnons de jeu, c’est la joie et non le devoir qui tisse des liens durables. Vrai, il est possible que notre artiste se lève à l’aube pour accueillir la machine à écrire ou le chevalet dans la quiétude du matin. Mais cet événement se rapproche plus de l’amour d’un enfant pour une aventure secrète que d’une discipline de fer. (…) Souvenez-vous que l’art est un processus. Le processus est supposé être divertissant.

Julia Cameron

25
avr

Tag – 6 choses sur moi

   Publié par Rosalys Tags:

Comme Virak m’a tagué, je joue le jeu :p

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N’empêche que j’ai parlé du cycle « création – déprime – jachère » à plusieurs artistes, et c’est vraiment récurrent de se refuser une période de jachère. Pourtant c’est important de se ressourcer, d’accepter de ne faire que regarder la nature, lire, sortir, etc. Au lieu de ça, durant la jachère, on se flagelle volontier, on brûle son peu d’énergie à culpabiliser. L’avantage d’avoir enfin compris (jamais trop tard !), c’est qu’il est possible d’éviter ce paradoxe infernal ^o^

Bon, je passe le relai à Morigane, Nephyla, Char, Sebs, Alice Picard, Foogy. Vous n’êtes pas obligés de le faire en BD, là c’était juste mon trip :)

Les règles:
- Mettre le lien de la personne qui vous a tagué
- Mettre le règlement sur votre blog
- Mentionner 6 choses avec ou sans importance sur vous,
- Taguer 6 personnes en mettant leurs liens
- Les prévenir sur leur blog

15
fév

Le printemps est là

   Publié par Rosalys

Le ciel est d’un bleu sans nuage… Il fait si beau et si chaud !

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C’est vraiment inquiétant…

privation_lecture1.jpg J’ai l’impression que j’essaie de trop lire en ce moment…

privation_lecture2.jpg J’ai l’impression de tendre vers une « obésité de culture ».

privation_lecture3.jpg Je me mets à avoir des pensées de type « film encré dans son époque », « manga profondément humain », « pièce à mise en scène in-té-ressaaaante »…

privation_lecture4.jpg Il faut que j’arrête. Ca m’asphyxie, mes propres pensées sont noyées dans les critiques et ce n’est pas pour moi…

C’est là que j’en arrive à la semaine 3 du livre Libérez votre créativité de Julia Cameron, et un exercice de la semaine est « Privation de lecture » !! Trop fort, quelle synchronie !

privation_lecture5.jpg De temps en temps, une semaine sans lecture, sans pollution médiatique : sans livre, sans journal, sans TV. Ca ne fait pas de mal. Ca laisse de l’air : libre court à l’écriture, au dessin et à la création !

15
jan

Hygiène d’artiste

   Publié par Rosalys

Dans le film Moebius redux, Moebius disait qu’un artiste devait avoir « une femme forte » pour gérer tout l’aspect administratif, afin que l’artiste puisse se consacrer à créer. Il a raison, ça éviterait de bloquer l’inspiration avec des angoisses d’informations qui se contredisent. Cela fait donc une semaine que je suis dans ma nouvelle activité : au revoir l’ingénieur informatique, bonjour l’illustratrice ^_^ Et il faut dire que c’était une semaine ponctuée de paperasse. Sortir d’une activité salariée, c’est être radiée de partout, ce qui n’est pas grave en soit. Mais cela implique de s’inscrire partout et de s’exercer aux facturations. Le plus dur, je trouve, c’est d’estimer son travail quand on a toujours travaillé en bénévole par passion. Toute personne bienveillante répète alors : « Tout travail mérite salaire ».

Au-delà de ça, je me consacre enfin à concrétiser mes projets à fond ! Parmi mes résolutions 2008, il y a :

  • Ecrire et illustrer des albums jeunesses
  • Dessiner une BD pour enfants (pour tous petits)
  • Monter de beaux projets évenementiels pour le festival Utopiales

Voilà voilà, j’espère que j’aurais l’occasion de montrer ce sur quoi je travaille actuellement !

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Je lis et je bondis devant ces mots sur le blog de Myllena :

Parmi les configurations qui induisent un stress important et qui peuvent conduire à un burnout, citons :

• le conflit de priorités : vous avez de multiples activités dans des directions différentes mais vous n’arrivez pas à définir des priorités. Peu à peu vous vous sentez tiraillés entre vos diverses obligations de manière insupportable.

• vous sentez d’autre part que votre entourage attend beaucoup de vous (…). Peu à peu s’installe le sentiment que vous n’avez rien fait de bon.

J’ai envie de répondre beaucoup de choses, j’ai beaucoup à dire, d’ailleurs j’y travaille sérieusement avec mes pinceaux pendant que mon blog prend la poussière; comme je le disais dans les commentaires du billet Facebook : parfois on choisit de dessiner plutôt que de passer du temps sur le web. Je suis plutôt contente parce que dessiner pour l’amour du dessin est une chose, mais dessiner pour exprimer quelque chose est bien ce qui a du sens pour moi. (J’en parlerais davantage si c’est publié ^^)

Pour revenir au sujet, je pense, Myllena, que tu sais déjà ce que tu veux faire. Et toi aussi, Morgan, tu le sais. Je ne sais pas pourquoi il a fallut que vous en passiez par le doctorat pour vous percer à jour, mais je crois que vous êtes dans une phase difficile où il faut tenir bon, où l’on balance encore entre le confort et son véritable rêve, entre l’excellence acquise et le nouveau départ. Il me semble que le plus dur est de prendre conscience du sens de sa vie, à partir de là il y a constamment la lumière de son objectif pour être guidé vers le bon chemin. Chemin qui est d’abord douloureux car il faut faire le deuil de sa vie confortable et conforme, respirer dans le brouillard des doutes de son entourage, trouver le moyen qui nous convient le mieux pour rester sur sa voie. Mais une fois engagé sur cette voie, tout se débloque, tout se passe dans l’ordre des choses, la vie semble concourir au bon fonctionnement, et tout d’un coup vos proches vous comprennent, parce que vous êtes véritable avec vous-même.

Je pourrais citer Julia Cameron qui vous mettra devant un fait, dur, mais c’est un fait : « Le refus d’être créatif est un choix volontariste et va à l’encontre de notre véritable nature. »

Si vous suffoquez dans le brouillard des autres :

La vie d’autrui a voilé et détourné la nôtre. En construisant un noyau dur au cours de notre processus de retrait, nous devenons à même d’articuler clairement nos propres frontières, nos rêves, nos objectifs authentiques. Notre souplesse personnelle s’accroît en même temps que notre malléabilité face aux caprices des autres diminue.

Mais le pire ennemi est en nous, et j’ai envie de dire que c’est assez caractéristique des artistes. Quel dessinateur – accompli ou non – n’a jamais connu de blocage ?

Nous sommes victimes de notre propre critique, perfectionniste intériorisé, ce méchant critique intérieur et éternel – le Censeur – qui réside dans notre cerveau (hémisphère gauche) et maintient constamment un flot de remarques destructrices qui, souvent, se déguisent en vérité. (…) Le but, c’est de cesser de considérer votre Censeur comme la voix de la raison et d’apprendre à le concevoir comme un dispositif de blocage, ce qu’il est.

Julia Cameron – Libérez votre créativité

Bref, gardez le moral, courage !!

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