Le but de cette catégorie n'est pas de vous tenir au courant de l'actualité en japanimation, je laisse aux journalistes en herbe le soin de donner un point de vue au plus objectif; pour des critiques détaillées d'oeuvres intéressantes je vous renvoie vers la section Découverte d'Univers partagés. Ici c'est au contraire subjectif, il s'agit des animes/mangas vus par ce qui m'aura fait délirer sur le moment, une approche conviviale pour partager ce qui me parle et qui pourrait aussi vous parler.
Un festival ni en dédicace, ni en organisation, ni en visiteur, c'est en... ?
tic tac tic tac BONG
Cette année c'est en Haruhiiste ! Biscuits et thé Mikuru, danse Hare hare yukai et enquêtes SOS dan, bref amusement garanti ! Je serais sur le stand DL24, jeudi soir et vendredi matin, cosplayée en "Haruhi qui s'est décoloré les cheveux"
Un tag a rebondit de Raton laveur à Axel Terizaki,, et hop sur moi. Quel chemin... d'otaku ! Voici donc mes 7 chansons du moment ^_^
Avant de commencer à parler de mes sept chansons favorites, il convient de donner quelques précisions sur ma manière d'écouter de la musique (toute ressemblance avec ce billet d'Axel est faite exprès). Je vis beaucoup avec la musique, il n'y a pas un moment sans musique chez moi, et j'en écoutais avec des écouteurs malgré une otite à l'atterrissage du Japon. En conséquence, des événements et des souvenirs sont fortement liés aux chansons écoutées sur le moment, et inversement. Ca provoque donc beaucoup de joie ou de tristesse d'écouter certaines pistes. Bien sûr, j'aime tout ce qu'il y a autour : chanter, danser, DDR, etc., et les anime qui y sont liés ^o^ Preuve en est que les chansons de May'n m'ont amené à aimer Macross Frontier, mais la réciproque est aussi vraie car j'aime toutes les chansons de Gundam Seed.
Place maintenant à la liste. C'est très Jpop/Jrock... J'écoute aussi des chansons françaises, mais bon on est otake à fond ou on ne l'est pas ^o^;
MY HEART DRAWS A DREAM / L'arc-en-ciel : La première fois que j'ai entendu cette chanson, c'est dans un concert live éblouissant où des hologrammes de danseuses classiques glissaient avec la mélodie. Ca m'a tout de suite fait grande impression. Les paroles ont ensuite achevé de m'émouvoir lors du concert à Paris : Hyde demande à ce que le public répète à l'unisson "Yume o egagu yo" et il conclut "Our hearts draw a dream". Cette adorable union m'a inspiré pour mon album jeunesse illustré en cours...
Iteza Gogo kuji Don't be late / May'n (Sheryl Norm) : Elle sort un fouet, frappe le sol, ce qui allume tous les projecteurs, et elle hurle "Ecoutez ma chanson !". Explosion de fumées pailletées et de guitares. Voilà le grand spectacle et la puissance de la musique de Sheryl Norm, dont j'ai largement parlé récemment.
EDEN / Nami Tamaki : Depuis ses génériques très pop/dance de Gundam Seed, Nami Tamaki explore d'autres genres musicaux dans son nouvel album. Ce titre mêle la composition très fouillée de ses chansons habituelles avec sa direction R'nB. Cette musique compliquée et bruyante symbolise pour moi une portion de vie difficile, où il faut grimper et s'écorcher vif pour continuer à vivre. Vous voyez un peu ce que je veux dire ?
Science fiction / ASIAN KUNG-FU GENERATION : Ce que j'aime bien avec ce groupe, c'est qu'ils ne produisent que des chansons que j'apprécie. C'est un peu toujours la même chose : du bon rock, une voix un peu renfermée, une mélodie entraînante. C'est pour moi de l'easy listening ^_^
VERB / Glay : J'adore l'introduction tout en guitare et en rythme élevé, ainsi que les variations de rythme. Et cette voix majestueuse... Actuellement premier aux oricon charts.
C\C (Cinderella\Complex) / High-King : Cette chanson me fait délirer tellement elle est hypnotique. Là il n'y a rien à comprendre, j'aime juste pour la distraction que ça créé.
Resonance / T.M.Revolution : J'aime tout ce que fait ce chanteur, alors forcément son dernier single fait fureur. J'avoue que cette musique me casse les oreilles à la longue, cette composition est trop bruyante, et je n'aime pas spécialement l'anime Soul Eater dont il est l'opening. Mais voilà, cette voix tout en joie, ça me donne la pêche ! Au début, je pensais que c'était une personne âgée pour avoir ce timbre de voix, j'étais bien surprise de voir le jeune homme dans ses clips ^o^
Je suis tombée en amour devant une chanteuse ^o^ Ma nouvelle chouchoute : Sheryl Norm (May'n) !! Non, je n'aime pas systématiquement les chanteuses inter-galactiques aux cheveux roses. D'abord, j'ai adoré ses chansons, cette voix tremblottante et parfaitement maîtrisée, cette énergie pure que j'ai découvert dans l'oricon. Et puis je me suis dit que ça devait venir d'un anime, eh oui ça vient de Macross Frontier. Après visionnage, j'ai été bluffé par le spectacle de ses concerts, la franchise Macross réussit toujours ses super-productions futuristes. Sheryl Norm se transforme littéralement sur scène, que ce soit la couleur des cheveux ou les costumes, et joue avec une multitude d'écrans flottants. Et puis, il y a eu son chant très touchant lors de scène de bataille, elle-même pensant à ses terres perdues... Ca m'a fait aimer la chanteuse, car pouvoir émouvoir est son don !
Pour parler un peu du personnage, j'aime bien le fait qu'elle ne soit pas l'icône parfaite avec d'emblée une générosité pour tout l'univers. On commence par la découvrir au sommet de son succès, dans une froideur qui privilégie la réussite de son spectacle. On voit ensuite que pour cette réussite, elle a la force de sourire et de chanter quoi qu'il arrive. On apprend à la connaître alors qu'elle encourage une chanteuse en herbe, taquine celui qu'elle aime, etc. Tout ceci concourt à la rendre plus humaine ^_^
Un petit mot sur Macross frontier : un chara-design splendide, une animation ultra-fluide et régulière sur tous les épisodes, des batailles de mecha impressionnants de beauté, un univers futuriste qui est graphiquement vraiment futuriste, des personnages au background creusé, un scénario qui sait captiver. Bref, le meilleur anime de science-fiction du moment ! Egalement, du fanservice mais bien utilisé *regard en coin vers les productions de Sunrise* (Gundam 00 est vraiment du gâchis) Sans oublier un générique de début formidablement entraînant par Maaya Sakamoto en mode sur-aigu, comme un cri du coeur en musique !
Tout de même, puisque c'est du Macross, finissons le triangle : la petite héroïne a droit à sa carrière de chanteuse, et Megumi Nakajima sait mettre beaucoup de poésie dans son chant maya...
Hyde nous montre enfin ses crocs, toujours avec son déhanché ^_^ Partout sur le web (DailyMotion, MySpace, ...) ses fans se sont bousculés pour montrer leur soutien, il faut dire que c'est la juste réponse à la tournée internationale de L'arc-en-ciel, où ils demandaient à ce qu'on montre qu'ils ont leur public même hors du Japon. Voici donc enfin le premier clip de VAMPS : LOVE ADDICT !!
Gardez cet air en tête pour la journée : "Yeaaah ! Just free your mind"
Je vous invite également à vous promener sur la fin de tournée de Laruku avec les compte-rendusdeLozé.
C'était prévu que cette semaine soit spéciale : concert du meilleur groupe de rock français Dionysos déplacé au Zénith de Nantes tellement il y avait de spectateurs, signature de contrat BD, concert japonais de L'arc-en-ciel pour la première fois en Europe au Zénith de Paris, Manu Larcenet dans ma ville, ... Parlons juste de ces deux concerts exceptionnels, complètement incroyables !
Voir Dionysos en concert, c'est être imprégné par l'énergie et la vitalité de ce groupe. Ca danse, ça chante à plein poumons, ça saute sans arrêt sur scène, et cet entrain est furieusement communicatif ! Mathias Malzieu, le chanteur, est impressionnant tellement il saute avec une aisance tout au long de sa prestation, mais aussi son aisance avec son public : il plonge sur la fosse en confiance et parcours tout le Zénith sur le bout des doigts des spectateurs des gradins. On redécouvre les chansons réorchestrées, la composition a encore plus de pêche que sur les albums avec un DJ et des trompettes additionnelles. Bref, des conditions privilégiées pour se plonger dans l'univers des monsters in love et de la mécanique du coeur, avec en surprise "un bonbon rose piquant, au goût de chocolat" : la jolie Olivia Ruiz vient chanter le duo "Tais-toi mon coeur". On en veut encore, on ne veut plus quitter ce joyeux petit monde, les rappels durent bien, et à la sortie d'un tel grand moment de partage on se dit que Laruku va avoir du mal à faire mieux que Dionysos.
En fait, L'arc-en-ciel, c'est tout simplement incomparable O_O Des moyens de folie pour un spectacle avec 2 écrans géants, un réalisateur capable de prendre des plans qui rendent le film plus beau que la réalité, des flammes, des plumes, ... Tout cela dans un décor de bateau, parce qu'il y aurait un bateau portant le nom du groupe, et cet L'7 trans ASIA via PARIS, c'est un peu le voyage d'un bateau dans le monde. Immergés dans un Zénith en canicule de chaleur humaine, le public est d'une jolie mixité : allemands, français, japonais, etc., tous vibrent ensemble dans la bonne humeur pour un même groupe. J'ai bien aimé ce mélange culturel, ça me faisait bien rire qu'on s'applaudissent mutuellement après avoir fait une hola ^o^ Quelque soit la place dans le Zénith de Paris (en excluant les VIP), tout le monde était debout : une fosse géante de 6000 personnes qui "s'unissent par delà les frontières" ^_^ Laruku arrive sur scène et c'est la folie, un mélange de nostalgie avec des vieux titres (Winter fall, Driver's high), des génériques d'anime (Ready steady go, Link, Daybreak's bell), des titres de leur nouvel album Kiss (Seventh heaven, Pretty girl, My heart draws a dream) ainsi que leur nouveau single actuellement très bien classé à l'oricon (Drink it down). Un titre où chaque membre du groupe chantait tour à tour, des dialogues dans un français incertain mais l'effort est adorable, une envie de partage flagrante, une ambiance rythmée par les "SAUTEEEEEEZ" de Hyde, ce dernier étant descendu de scène pour s'approcher des fans. Je crois que tout le monde était heureux et s'est éclaté comme jamais *o*
Véritablement une expérience collective inoubliable...
Petit aperçu avec des vidéos de fans :
EDIT :
Voir aussi cet article sur Mimu-net qui décrit bien différents points de ce sublime concert
Voir aussi cet article orné de superbes clichés sur Orient Extrême
Cette année aura été riche en concerts. Parmi les heureuses découvertes, il y a Syrano, qui remportera, je l'espère, le vote du public de la salle Paul Fort, avec ses chansons qui ont du sens, le dynamisme sur scène de tout le groupe, et les jaquettes de CD illustrés par le chanteur lui-même. Avant l'arrivée de l'été... le meilleur est encore à venir !!
Pour la petite histoire, dès qu'il a été annoncé que l'Arc-en-ciel allait passer pour la première fois par Paris pour sa tournée internationale, j'ai fait des yeux de Bambi à Morgan. Ce dernier s'est vu missionné d'une affaire de la plus haute importance. En effet, je pensais que les places du Zénith partiraient toutes en quelques heures, que tous les européens allaient faire le déplacement, or aucune date (réelle) de mise en vente des billets n'était annoncée. Morgan, sur le front, a donc enquêté jour et nuit depuis Février, quitte à actualiser un nombre ahurissant de fois le site laruku ^o^ Nous avons donc eu nos billets dès les premières minutes de vente, et en fait... Aujourd'hui encore il reste des places ^o^;;; Jetez-vous sur les places restantes, comment manquer le groupe de mon adolescence ?! (oui euh il y a 10 ans, j'étais encore un bébé quoi)
Lorsque j'ai découvert le manga Complément affectif de Mari Okazaki, j'ai trouvé formidable de pouvoir traiter du quotidien de femmes combatives au travail avec autant de précision dans les sentiments. Ca m'a amené à aimer le jôsei, parce qu'on ne parle pas de belles émotions idéalisées mais bien de notre monde réel avec franchise.
Après 4 tomes où l'héroïne se cherche après avoir repris sa propre vie en main, les tomes 5 et 6 viennent de paraître en rafale. Ca m'a rendu perplexe. (Attention spoiler !)
Le tome 5 montre une femme à l'opposé de celle de Workaholic (du moins ce qu'elle finit par devenir :p) : elle travaille, elle se consume dans le travail, elle fuit d'ailleurs toute vie personnelle par le travail. Ca devient long : va-t-elle finir par trouver un véritable équilibre dans sa course érintante ? Tome 6 : la femme dans l'entreprise tend à se masculiniser, une évolution humaine vue comme une certaine régression. Mais pour supporter les difficultés du travail, il faudrait de la lumière, celle d'un projet plus vaste.
Oui Fujii, un projet plus vaste, ton rêve initial de produire une publicité capable de toucher durablement ne serait-ce qu'une personne !!!!! Allez Fujii tu vas enfin avancer, fonce !!!
En fait... Il s'agit de la lumière... du réconfort. Serrer quelqu'un dans ses bras, que ce soit un chien, ou le regard d'un poisson tout rond. Et puis finalement, Melle Fujii a compris que son projet à long terme est le complément affectif d'un homme >_< Alors c'est dans cette direction que va l'histoire, la femme n'a pour but ultime que de se mettre en couple et de quitter son métier ?
Mari Okazaki, mon maître, pas dans cette voie noooooon !!!!!! (Vivement la suite :p)
On m'a tellement parlé de Nodame Cantabile comme le meilleur drama que, même si je n'en regarde pas beaucoup, j'ai fini par m'y intéresser avec curiosité. Mukyaaa ! Je ne l'ai pas regretté, et je vous invite à être curieux également !!
Chiaki, un héros beau et talentueux, a cerné son rêve depuis l'enfance et en a tout le potentiel : celui de devenir chef d'orchestre. Tout est propice à son accomplissement : son entourage, son oreille musicale, etc., sauf son état d'esprit. En quittant son Europe bien-aimée pour le Japon, Chiaki a vécu un atterissage d'urgence en avion qui le traumatise, et scelle son avenir brillant là où il est. Alors qu'il ressent de la colère envers tous, sa frustration d'artiste légitime qui ne trouve pas sa place se fait par un comportement méprisant et froid envers autrui. C'est au contact de Nodame, pianiste aussi excentrique qu'humaine, qu'il va s'ouvrir aux autres, ressentir la musique, et faire face à ses peurs internes.
La première chose qu'on reconnaîtra à ce drama, c'est l'attachement qu'on éprouve immédiatement pour les personnages. Parce que leur background est bien travaillé, et parce que les acteurs jouent très bien, voire sur-jouent loufoquement bien ! Si vous avez aimé les effets d'exagération dans Ally Mc Beal, vous rirez devant les scènes où Nodame est projetée en hurlant "Gyabooo", ou lorsqu'elle est posée sur une chaise comme une poupée.
Ensuite, on accompagne ces personnages à un croisement important de leur cheminement : est-il possible de vivre de la musique, de sa musique ? Faut-il se conformer aux partitions, qu'y a-t-il de mal à jouer tel qu'on le ressent ? Appuyé par la force dramatique de la musique classique, ces questionnements font perler des larmes dans la passion :
- Même s'ils sont vraiment talentueux, ce n'est pas garanti qu'ils pourront intégrer un orchestre professionnel. Il y en a beaucoup parmi eux qui devront gaspiller leur capacité...
- C'est exactement pour cela que leur musique est merveilleuse. En ce moment, leur bonheur, c'est d'être capable d'interpréter une musique qui émane de leur coeur. Cette capacité à jouer de la musique n'est certainement pas une chose évidente.
Je sais bien que j'ai tendance à aimer les histoires qui font échos avec ce que je vis, et dans certaines conversations des personnes me disent qu'ils trouvent des histoires sans plus parce qu'ils n'en sont plus à cette étape de la vie. J'espère que même vieille, aigrie et que sais-je de ce que je deviendrais, je serais toujours sensible à un drama aussi émouvant par son essence. Parce qu'il parle de Vivre, et qu'avancer dans l'âge ne signifie pas se fermer à la Vie.
Parmi les dialogues marquants de Nodame Cantabile (et il y en a trop, gyabooo !), en voici une que j'affectionne :
Pour qu'un musicien inscrive son nom dans l'histoire, il n'a pas seulement besoin de talent, mais il a aussi besoin de faire de nouvelles rencontres. Je souhaite être l'une de ces personnes.
1 an sans DVD live d'Ayumi Hamasaki, c'est rude, mais ça valait le coup d'attendre ! Magnifique coffret de 2 DVD, l'Asia tour 2007 ~ Tour of Secret ~ est à la fois une compilation de ses concerts au Japon et en Chine et un documentaire sur l'élaboration du spectacle.
Cette première tournée internationale est plus une tournée d'A-Best 2 que de Secret, car on retrouvera ses meilleurs titres depuis le début jusqu'à l'album Secret. Ré-orchestrations, nouvelles chorégraphies, costumes et thématiques, bref un concentré d'Ayu. Le premier DVD s'ouvre d'ailleurs sur un joli montage de ses prestations scéniques en mixant les tubes depuis M à Glitter.
Côté documentaire, tout commence en Janvier 2007, dès la fin du Countdown live au Japon. Il est très intéressant de voir comment est réutilisé le matériel des Arena tour pour cet Asia tour. On découvre alors les répétitions de chorégraphie, le tournage des mini-clips projetés durant le concert, les installations pour les numéros de voltige, le dessous du plateau où Ayu est poussée en roulettes pour très vite se changer et arriver à un endroit précis de la scène, etc.
Pour moi, ce DVD live est comme un bilan des précédents concerts, un beau condensé de spectacle émouvant et éblouissant après tant d'expérience au Japon.
Les jeux Wii souffrent d'une durée de vie limitée aux quelques heures de distraction de groupe lorsqu'on est avec des amis. Je pensais que c'était le concept de la console : interactivité avec la console, avec d'autres joueurs, au revoir la lobotomisation seul à appuyer maladivement le plus vite possible sur un bouton.
Je m'étais trompée. Vive Sega pour son jeu Bleach sur Wii !! Dans Bleach : Shattered Blade, c'est le retour des bastons où l'on est scotché devant l'écran, cette fois-ci à secouer le nunchuk et enchaîner les combats de zanpakuto d'une excellente jouabilité. Et comme Bleach est une série de poseurs, il y a bien sûr des animations pour les superbes attaques. Seul regret : il n'y a pas de choix de langue, on entendra donc Hitsugaya promettre en anglais qu'il va sauver Momo...
Il se trouve que oui, je portais une chemise Wii, lorsque j'ai testé le jeu ^o^
Rien de mieux, pour passer doucement du côté des vieux (adieu carte 12-25 !), que de lire un magazine de prépublication sous la direction du sergent Keroro !! Ce magazine paraît depuis à peine fin Octobre 2007. Il y a de quoi rouler par terre, les yeux plein d'étoiles, lorsqu'on joue à l'otaku avec ce magazine dans les mains ^o^
Bien sûr on y trouve Keroro dans Keroro gunsô tokubetsu kunren : Sengoku ran star dai battle !, ainsi que des informations en tout genre sur les goodies et sur le 3ème film, où l'on verra débarquer la troupe de Dark Keroro. Evidemment, il y a une adaptation en manga de l'anime Kidô senshi Gundam 00, déjà, plutôt joliment dessiné, et des strips Gundam chibi 00. Ce ne serait pas un magazine pour Keroro s'il n'y avait pas un jouet Gundam offert, avec également un poster des SD Gundam ! C'est vraiment du délire, et on plonge joyeusement dans ce petit monde. Sans oublier la montre Haro, elle aussi offerte dans un emballage renforcé XD
Autres prépublications de shônen : Petite Eva (des strips en trop à mon goût, tout comme the Iron maiden 2nd l'est...), .hack//LINK, MapleStory (ce que j'ai pu jouer à ce MMO !!), Takarajima Z barairu no shinjitsu, etc.
C'était un petit billet pour redonner signe de vie, j'espère pouvoir montrer bientôt des extraits du projet BD sur lequel je travaille en ce moment ! Ganbarimasu !!
Pour découvrir le manhua, voici mes trois coups de coeur du moment :
Love fragments Shanghai / Chaiko, où les fragments de scènes cinématographiques suivent le pinceau informatisé (paru chez Xiao Pan)
My way / Ji Di, où la poésie est en peinture de rêve (paru chez Xiao Pan)
Silent rainbow / Rain, où la sensibilité de Rain nous touche par ses traits épurés (pas encore paru en France)
Parenthèse transcription et prononciation : nous utilisons le pinyin pour transcrire le chinois avec nos caractères occidentaux, mais de la même manière qu'en transcription japonaise vous savez que les 'u' se prononcent "ou", en pinyin vous ne prononcerez pas "xiao" à l'anglaise "gzzzziao" (ou "ksiao" pour ceux qui prononcent les 'x' à la française). J'ai un souvenir très lointain de mes cours de chinois, il me semble que l'explication de mon prof se résumait à "avancez la machoire du bas pour mettre vos dents du dessus et du bas sur le même plan, serrez bien des dents et faites un léger shiiiiii". Bref, vous comprendrez peut-être mieux avec une table de correspondance, le chinois a trop de nuances de "sh" pour n'avoir que le 's' et le 'h' pour les désigner, mais en gros dites plutôt "siao" presque "shiao" pour Xiao Pan. Vous dites bien "Shaolan" pour le héros de Card captor Sakura et non "Ksiaoran", c'est simple ^_^
Pour revenir à mes manhua du moment, je ne donne en quelques mots qu'une description du graphisme, parce que c'est ce qui me frappe le plus dans le manhua, mais on peut en déduire le style de narration : Chaiko fait presque du storyboard, à ceci près que les dessins sont magnifiques, Ji Di se rapproche plus de l'illustration de conte, quant à Rain il s'agit de portraits capturant les sentiments des personnages. Ces oeuvres me paraissent atypiques dans le paysage de la BD et elles ouvrent des voies d'expression à explorer.
Pour aller plus loin, ou pour revenir aux origines, je vous recommande le dossier Histoire de la bande dessinée chinoise que vient de conclure Nico, voyez la table des matières :
Introduction
Les origines
Les lianhuanhua (1) - l'apparition de la BD dans la presse écrite
Les lianhuanhua (2) - le développement de l'avant-guerre à la libération
La BD selon le maoïsme (1) - la BD au service de la Révolution
La BD selon le maoïsme (2) - lianhuanhua et Révolution culturelle
La BD selon le maoïsme (3) - ouverture et renouveau
Lors d'un grand repas autour de tartiflettes, j'expliquais à un père de famille qu'il n'avait pas d'inquiétude à avoir lorsqu'il voit ses enfants regarder Keroro à la TV. Il décrivait une scène où, manifestement, le sergent était en cerf-volant et qu'il avait beau essayer d'être ouvert d'esprit il ne comprenait pas.
Huhuhuhu maintenant il n'y a plus de raison de dire : "Je ne sais pas ce qu'est ce personnage vert avec un bonnet bizarre à toile rouge". Pères de famille, lisez la description sur le bandeau Kana qui recouvre Keroro tome 6, ça vous épargnera une Rosalys qui délire sur les parodies d'Evangelion ^o^
Je suis trop fan des mots clés attribués à Keroro :
Humour (^o^)
Déjanté (yesss)
Gundam (!!!!!)
Franchement, on ne pouvait pas faire mieux !!!!!!!!!!!!!!
(Ca faisait longtemps que je n'avais pas déliré un coup, ça ne fait jamais de mal ^o^)
Enorme coup de coeur pour une artiste aussi talentueuse qu'adorable : Ruan Yunting, dite Rain. Son trait d'auteur de manhua est fin et tout en délicatesse, ses illustrations aux couleurs épurées sont touchantes. Elle-même est très touchante, elle discute et s'intéresse à ses lecteurs avec une chaleur dans la voix, un parfait anglais et un sourire qui égaie sa frimousse jolie comme tout.
Bref, une rencontre formidable, humainement, artistiquement, et on n'espère qu'une chose : se revoir à l'occasion de la sortie française d'une de ses oeuvres !! Ca se travaille, c'est en cours, en tout cas nous avions pu découvrir son film d'animation lors du festival d'animation d'Annecy 2007, et nous découvrons ses illustrations au pavillon de la Chine du festival BD d'Angoulême 2008.
Un pavillon pour promouvoir la BD chinoise, un pavillon où les chinois mettent du coeur à l'ouvrage pour être ouverts au public et échanger culturellement, bref un beau lieu de rencontre international et convivial. Je plussoie cette initiative du festival BD d'Angoulême, qui aura sû éviter le plongeon dans les vieux clichés dans lesquels se sont engouffrées les RIDEP (rencontres du dessin de presse), où le thème de la Chine n'était qu'un foutage de gueule avec pétition pour les droits de l'homme en Chine. Est-ce que je vous parle des droits de l'homme des exploités par l'Etat français au XXIème siècle si je lance un thème pour promouvoir la France ?! Il est temps de s'intéresser au pays dans sa réalité actuelle et d'ouvrir sa sensibilité artistique sur sa culture.
Ca fait tout drôle de voir dans une colonne de Libération un petit paragraphe sur Ayu "dure de la feuille". Je m'interroge sur l'intérêt d'un commentaire si concis, dans des termes pareils, dans ce journal-là. Est-ce qu'on ne retiendra que le fait qu'une star de jpop peut continuer sa carrière avec perte d'audition ? Que peut bien tirer de deux phrases le lecteur lambda de Libé ?
Toujours est-il que l'annonce de la surdité de l'oreille gauche sur la Team Ayu fait plus de bruit que lorsqu'on a appris les symptômes. En grande partie parce qu'Ayu se livre sincèrement sur son bilan auditif alors qu'elle l'avait caché durant toutes ces années effrénées. Elle continue ses concerts - de magnifiques spectacles artistiques - alors que depuis 2001 cela précipite sa perte d'audition. Ses concerts sont de plus en plus impressionnants par sa joie de vivre et la mise en scène grandiose. Alors, quand on la voit appuyer sur l'écouteur gauche en plein CountDown live, quand on entend quelques fausses notes, et quand on écoute les paroles de ses chansons toujours résolument positives, ça donne aussi envie d'aller au bout de ses rêves. Parce qu'elle continue d'exprimer ses sentiments et de se battre avec le sourire, ce qui est un vrai modèle de manière de vivre.
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