Développement personnel

Ce qui a du sens et qui est lumineux pour soi est essentiel !

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juin 23

Tag & features

Pendant qu'on joue sur deviantArt à montrer les meilleurs dessins d'autres artistes, sur les blogs on joue à écrire ses souhaits en 4 règles et passer le relai ! Je joue le jeu, à vous de jouer ^_~

1) Ecrire 8 souhaits

  • Toujours continuer à faire ce que j'aime
  • Réussir à libérer la créativité d'artistes bloqués
  • Toujours apprécier le chemin et non stresser sur la fin
  • La paix intérieure et inter-relationnelle pour tous
  • Toujours avoir la soif d'apprendre
  • Pouvoir faire s'épanouir l'authenticité de chacun
  • Toujours avoir la santé
  • La disparition du racisme


2) Dire à quoi font penser les 10 mots donnés

  • Message : sens véhiculé par un moyen d'expression
  • Blog : espace personnel pour partager ses passions avec autrui
  • Prix : valeur compensatoire (xxxHolic ^o^)
  • Croix : forme des petites barrettes de l'héroïne de Shugo chara ^o^
  • Scrap : petits papiers
  • Création : expression extérieure de sentiments intérieurs
  • Bonheur : état durable de satisfaction selon la philo ^o^
  • Vie : lumière
  • Enfant : laissez jouer votre enfant intérieur !
  • Passion : sens de la vie !!


3) Dire un mot sur ma tagueuse
J'ai été taggée par Saeko, que j'ai rencontré à Epita 2000 (j'ai le chic pour rappeler tout ce qui ne nous rajeunit pas ^o^), elle venait discuter sur le stand de mon fanzine Chibi three, puis c'est par blog et oekaki qu'on échangeait. On s'est perdu de vue quelques années et quand on s'est retrouvé (merci MySpace !) elle m'a dit qu'à l'époque j'étais son modèle, ça m'a trop touché ;_;

4) Taguer 8 personnes et les prévenir
Axel Terizaki - Char - Gumy - LRG - Marion - Myllena - Pony
Je ne mets pas de 8ème pour laisser place à vous lecteurs, n'hésitez pas à poster un commentaire, ça m'intéresse notamment de voir ce que vous évoque les 10 mots donnés.

  anime manga aggregator sama  

juin 18

"Est-il absurde de désirer l'impossible ?" Quel est votre point de vue ?

Pour m'amuser, je regarde quels sont les sujets de philo qui viennent d'être traités au Bac. Un des sujets des séries S m'interpelle : "Est-il absurde de désirer l'impossible ?" Outre ma curiosité pour la philosophie, je vous parlais de mon amour pour le développement personnel. Et qui dit développement personnel dit que rien n'est impossible dans la vie, il n'y a de limite que ceux que l'on s'impose soi-même ! Bref, j'aurais traité le sujet en centrant la problématique sur ce que l'on définit "impossible".

Je suis tombée sur une interview de Raphaël Enthoven (encore lui ^_^) qui, sur le sujet, met l'accent sur le mot "désir". Je n'aurais pas pensé à prendre le problème sous cet angle. Encore une fois, je n'adhère pas à sa conclusion mais c'est très intéressant de lire qu'une de ses parties aurait expliqué que "désirer l'impossible devient absurde quand on croit que l'impossible est possible. C'est la critique des utopies, si on réalise ses utopies, elles deviennent mortifères et donnent lieu à des massacres de masse."

J'ai écrit un petit tweet comme un simple constat, à savoir que ça m'intéresse d'avoir des points de vue sur ce sujet. Et comme avec moi un tweet est cross-posté sur mes réseaux fétiches, ça a généré des commentaires inattendus sur Facebook et MySpace ^o^ Bref, à cet apéro-philo virtuel improvisé, et surtout éphémère puisque je fais fréquemment le ménage dans mes statuts facebook, je note des points de vue très justes : Alicia Rouillon traduit le sujet en résumant "finalement, désirer l'impossible, c'est rêver, il n'y a rien d'absurde d'avoir des rêves, c'est normal et c'est qui pousse beaucoup à vivre". Estelle Sanz poursuit : "Le principe même de l'évolution n'est-il pas d'espérer mieux : progresser... tendre vers l'impossible... désirer l'absurde ?". Le Japan club Gaming spirit affirme "Le désir, l'envie de c'est profondément humain !". Bien sûr, l'intérêt d'y réfléchir en dehors du cadre scolaire est d'échanger nos propres points de vue, ça m'intéresse tout autant que l'étude des propos de philosophes. D'ailleurs, qui est le philosophe ? (J'ai cité tous vos noms tels de grands philosophes ^o^!) Sébastien Sainte-Marie rappelle une citation de Yoda qui est très bien : "Si la Force avec toi est, jeune jedi, alors rien impossible n'est, l'absurde point n'existe..." Enfin, pour clore la soirée, je cite le long commentaire de Morgan Magnin :

Le sujet comporte déjà une partie de la réponse : comment pourrait-il en être autrement de viser l'impossible, sachant que cet objectif ne pourra par essence pas être atteint ? Un regard objectif sur notre condition devrait conduire à envisager cela comme étant effectivement absurde, au sens premier du terme. Quel sens peut-il y avoir à souhaiter l'inatteignable ?

Mais c'est justement cette quête de sens qui, selon moi, justifie dans un second temps d'aller vers cet impossible. C'est lui qui pourra permettre d'être moteur, qui pourra générer de nouvelles choses (l'émergence de nouveaux concepts, de nouvelles technologies, etc.). L'impossible, ce sont toutes ces machines qui nous entourent et qui, un siècle auparavant, aurait paru complètement irréalisable.

L'impossible, c'est aussi la remise en cause de dogmes (à tel point qu'on peut se demander si une démarche raisonnée, avec ce qu'il convient de doutes, est compatible avec la notion d'impossible). Question d'objectif, de mouvance et de motivation...

Et voilà un billet de blog pour pérenniser un échange sympathique à partir de l'éphémérité d'un petit tweet ^o^ N'hésitez pas à commenter ici pour donner votre point de vue !

  anime manga aggregator sama  

juin 9

Prenez le temps d'écouter votre corps qui réclame du temps pour lui

Etes-vous attentifs aux signaux que tente de vous communiquer votre corps ? Je n'y étais pas du tout sensible, je m'y suis ouverte il y a quelques années, et depuis mon corps me parle de plus en plus (ou je l'entends de mieux en mieux). Même si j'aime assez l'écoute de son corps selon Lise Bourbeau dans le principe de prendre soin de soi, il subsiste plusieurs problèmes : interpréter les messages de son corps est si subjectif et dépendant de la situation que ça peut revenir à lire dans des cartes divinatoires ce qu'on a envie de lire, et surtout il est toujours culpabilisant de vouloir penser à soi lorsque tout le monde travaille toujours dur et toujours plus. Bref, accepter de s'écouter alors que l'on est le dernier maillon flexible dans ses projets, c'est dur. C'est tellement plus facile de vouloir se dépasser en tirant sur les limites de son corps, qui n'a jamais pensé que dormir était une perte de temps ?

Il a donc fallut que mon corps sonne l'alerte "tendinite de l'écrivain" pour me remettre sur le droit chemin (le chemin de l'épanouissement et non le chemin carriériste). J'ai donc concédé à mon poignet un peu de temps pour bouger autrement, par exemple en lisant des livres (dont l'intégrale de Naruto, si vous avez bien suivi ^o^). Je parlais de la culpabilité éprouvée en choisissant de penser à soi, et dans L'art zen du temps d'Erik Pigani, retenons : "La culpabilité ne fait pas avancer, elle fait prendre du retard." Découvrons aussi le mouvement Slow food, antithèse du culte du "toujours plus vite" et prônant pour chaque être de vivre selon son tempo giusto (Eloge de la lenteur, Carl Honoré).

Puisqu'il est évidemment impossible de se mettre en repos total et qu'il faut garder le rythme pour ma BD Fly for fun, toujours publiée tous les mardis, la guérison complète se fait attendre. Mon corps a donc décidé d'ajouter une contracture d'un muscle de l'avant-bras, dont j'ai oublié le nom. C'est le festival du laché d'objets, jusqu'à ce qu'un pauvre Macbook pro en fasse les frais en se fracassant sur le sol. Comme je n'y comprends rien, cette fois je vais voir le médecin. Décryptage : 3 semaines de repos SVP. Il est temps d'arrêter le scepticisme et d'accepter ma vraie cadence, accepter qu'en dessin je ne suis pas aussi rentable que d'autres, pas aussi productive qu'en informatique, pas plein de choses qui auraient été bien pratiques, mais qu'à mon rythme je fais les choses à ma façon ^_^

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(et pourtant, j'ai toujours pu faire des seed modes prolongés, c'est la capacité de base indispensable du fanzineux, de l'universitaire bosseur, des gens qui ont une mémoire écrite ;_; ) (non ce n'est pas la vieillesse !!!!!!)

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Si je l'écris ici, c'est parce que je sais qu'il y a d'autres fou-furieux totalement workaholic prêts à se ruiner la santé pour "gagner" du temps ! Ca vaut aussi pour vous : si vous ne voulez vraiment pas écouter votre corps, écoutez au moins vos douleurs et sachez vous arrêter !

C'est là, je crois, le dernier billet papottage avant un petit moment. Place à un peu d'illustrations ! C'est que cette tendinite n'est pas arrivée sans rien faire quand même, huhu ^o^

  anime manga aggregator sama  

juin 4

La joie malgré le monde

J'ai assisté à mon premier café-philo, un rêve depuis les cours de Terminale - mon unique bagage en philosophie. Et comme c'était très enthousiasmant dans l'incitation à réfléchir, j'ai envie de le partager ici, en modeste amatrice néanmoins curieuse ^_^

Raphaël Enthoven pose la question "La joie est-elle un remède au bonheur ?" et nous expose sa vision de la joie. Détail important : j'ai eu un prof de philo formidable (à qui j'ai fait découvrir Evangelion ^o^) qui insistait lourdement sur le vocabulaire philosophique. Au programme, il y avait notamment les notions de bonheur, d'où des souvenirs omniprésents sur ces définitions qui ouvraient les portes au dialogue : bonheur = état durable de plénitude et de satisfaction, en opposition à la fugacité de la joie. Mais la présentation de ce soir repose sur des concepts différents avec ces mêmes mots : bonheur = déni du réel, vacance de la conscience, très fortement opposé à l'acceptation entière de la joie.

Ce que propose le conférencier, c'est une notion de la joie en tant qu'Amour de la vie. Cette "joie" est regarder le monde dans l'approbation totale (Le fameux "Porter sur le monde un regard sans haine" dans Princesse Mononoke ? ^o^), l'aptitude à être léger parmi ce qui est terrible, ne pas prendre ses désirs pour la réalité mais prendre la réalité pour ses désirs. Une jolie image pour faire comprendre cette idée : la joie est une émotion "crépusculaire", un soleil brillant qui se laisse regarder.

Certes jolie, mais ce concept l'est-il pour autant ? J'ai beaucoup aimé cette soirée et c'est très intéressant d'avoir un point de vue approfondi en si peu de temps, reste que cette joie demande une insouciance en conscience; ce "rêve que rien n'existe au détriment d'autre chose" a quelque chose d'inacceptable... pour la révolutionnaire que je suis ^^ Pour d'autres, c'est carrément leur philosophie de vie, et tant mieux pour eux car ils sont heureux ("joyeux" ?). Etre capable d'être joyeux malgré la misère dans le monde, soit, mais choisir d'être joyeux sachant qu'on perpétue une horreur, c'est misérablement horrible ! Avoir conscience de l'horreur incite à chercher une solution et à agir, aimer la vie c'est aussi vivre en étant pleinement acteur de sa vie, quel serait l'intérêt d'aimer inconditionnellement tout ce qui se passe dans le monde sans en faire partie activement ?

Tout ça pour dire, les café-philo, c'est bien, c'est bon, mangez-en même si en réalité il n'y a pas de café à boire :D Le questionnement qui bouillonne en moi à présent est le lien (ou le non-lien) entre mes amours : philosophie, psychologie et développement personnel. Heureusement, il y a The sims 3 sur iPhone pour s'endormir cette nuit ^o^

  anime manga aggregator sama  

juin 30

5 phrases de mon livre de chevet

L'illustratrice Jill.C m'a inclut dans ce tag littéraire, alors allons-y : "Il s'agit de prendre le livre le plus proche de soi au moment où l'on découvre le défi ; l'ouvrir à la page 123, et écrire la cinquième phrase de ladite page, et les 4 suivantes."

Le sentiment d'avoir librement choisi ses buts conditionne donc leur caractère autoconcordant, ce qui explique que les citoyens des pays libres soient généralement plus heureux que ceux des régimes répressifs. Pourtant, nombreux sont les gens qui, dans les démocraties éclairées, se sentent presque en permanence réduits en esclavage - non par leur gouvernement mais par des facteurs extrinsèques auto-imposés (le prestige, le désir de plaire, les obligations, la peur...). Pour eux, la vie se résume à une succession de corvées qu'ils ont l'obligation d'accomplir plus qu'à un ensemble d'activités pour lesquelles ils ressentent une prédilection. Les obligations n'étant pas autoconcordantes, elles ne sont d'ordinaire pas très signifiantes ni source de plaisir; la plupart du temps, en fait, il leur manque les deux.

Tal Ben-Shahar - L'apprentissage du bonheur

Je ne suis pas forcément en accord total avec ce que je lis, mais dans le cas présent ça exprime fort bien ma pensée avec d'autres mots. Je n'ai pas encore suffisamment avancé dans ce livre pour donner un avis, mais si je le lis c'est parce que la psychologie positive qui y est exposée est sans doute intéressante... ^_~

Je passe le relai à Ezra :)

  anime manga aggregator sama  

juin 20

Le sens de sa vie - à côté

Ce qui est plaisant, lorsqu'on a ouvert les yeux sur sa vie, c'est qu'on retrouve des personnes (Sorya et Soryane, Mihrimah, Saeko, etc.) qui elles aussi se sont redirigées vers ce qui a du sens pour elles. Ce qui est triste, c'est de ne pouvoir aider ceux qui se leurrent, parce qu'ils ne sont en mesure d'accepter une main tendue que s'ils ont un déclic par eux-mêmes.

Ce qui me fait le plus de peine, c'est de voir des personnes brillantes se poser la bonne question : "Quel est le sens de ma vie ?", toucher du doigt des chemins possibles vers leur croissance personnelle, et finir par choisir une voie de confort. Parce qu'ainsi, la vie est plus stable et rassurante, d'ailleurs il y a trop d'obligations à endosser pour faire autrement, et "à côté" il reste possible de faire ces choses qui importent. Ecoutez-vous donc parler, que mettez-vous "à côté", finalement est-ce que vous ne passez pas "à côté" de votre vie ? Etes-vous vraiment satisfait de ne faire ce que vous aimez que de temps en temps, en dilettant, dans votre coin, avec la légitimité et la reconnaissance d'un amateur de passage le dimanche ?

Cette solution, pour l'avoir expérimenté, ronge de l'intérieur ses convictions, ses motivations. Cette solution est possible pour ceux qui vivent oisivement, passivement, en cherchant du plaisir durant le temps libre et rien de plus (ce que je ne dénigre pas, si vous êtes dans ce cas vous êtes certainement très souvent heureux et c'est sans doute ce qui vous convient le mieux). Mais si vous vous êtes posé des questions sur la direction de votre existence, cette solution revient à souffrir durant 35h/semaine dans une tâche pénible alimentaire, en lorgnant sur ce que vous laissez "à côté" avec frustration. A la longue, vous vous inventerez des chimères pour mieux vivre la situation, et vous vous direz que vous avez réussit à assumer les responsabilités que vous vous êtes imposées, alors que vous avez justement abandonné la responsabilité de votre vie. Alors, un jour vous vous réveillerez peut-être, et vous vous direz que c'est trop tard pour changer de chemin, mais jamais il n'est trop tard. Aujourd'hui ou demain, ce n'est pas trop tard, et si c'est aujourd'hui que vous vous posez des questions, alors agissez avec confiance maintenant.

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Vous êtes dans ce moment de vie à la recherche de nouvelles valeurs, de nouvelles façons de vivre, d'une nouvelle identité. Les problèmes métaphysiques resurgissent, ceux-là même que vos parents ont étouffés dans leur vie (...). Vous refusez en bloc leurs conseils... pour bientôt les accepter. Sous la pression sociale vous rentrez dans le rang et devenez malgré vous un de ces adultes loin d'eux-mêmes que vous reprochiez à vos parents d'être. Et vous entrez dans la vie active. Vous travaillez. Vous vous mariez. Vous élevez vos enfants... (...)

Vous avez bien parfois des angoisses. Vous êtes nerveux, tendu, mais vous n'y prêtez pas vraiment attention. Vous pensez que vous êtes ainsi fait, de nature anxieuse, "c'est les nerfs". Ou bien vous considérez que c'est un mal de société. On n'y peut rien ! Un cachet, une cigarette, un petit verre, ou simplement un travail absorbant, une immersion dans les tâches du quotidien et tout est oublié... Vous entr'apercevez bien par brefs instants que vous vivez comme un insensé. Mais vous vous dissimulez tant bien que mal cette pensée parce que vous ne voyez pas de moyens de faire autrement... (...)

Jusqu'au moment où certaines situations vous obligent à prendre un peu de distance par rapport à votre quotidien. Vous considérez alors l'absurdité... Quand vous apprenez que vous êtes atteint d'une grave maladie, quand un de vos proches meurt, quand vous voyez à la télévision des images de guerre, de cruauté et de détresse, quand vous entendez un homme qui vous ressemble par ailleurs en tous points raconter ce qu'il subit dans un pays de dictature... Vous doutez : "C'est ça la vie ?" (...)

"J'ai donné ma vie pour être celui que je suis aujourd'hui, cela en valait-il la peine ?" se demande Richard Bach dans son dernier livre. (...) Quelle est la signification de ce que je vis ? Quelle est ma place sur terre et dans l'univers ? Telles sont les questions auxquelles vous avez à donner votre réponse pour vous réaliser pleinement.

Isabelle Filliozat - Trouver son propre chemin

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mai 25

La création, un sérieux travail amusant

On associe couramment "pénibilité" avec "travail". Lorsque le but premier de travailler n'est que la rentabilité financière, le travail alimentaire peut être pénible. Mais tout travail n'a pas à être pénible, et lorsque le but de son travail est d'échanger dans l'épanouissement, il ne s'agit plus de souffrir pour se nourrir.

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Il n'est pas évident pour un artiste de légitimer sa position au sein des salariés affamés qui sacrifient leur personne pour survivre, des PDG qui méprisent le taux horaire de travail sur papier d'un artiste, des gens qui font des heures sup pour leur besoin de confort matériel. Et pour l'artiste lui-même, c'est difficile de se proclamer "artiste", d'ailleurs qu'est-ce qui mérite la valeur artistique ?

En quittant le monde de l'entreprise, j'ai transposé l'hygiène de travail d'un cadre à celui d'un artiste : des horaires de travail, tous les jours, sans faute, avec des deadlines, etc. Je ne dis pas que c'est une erreur, au contraire : donner un espace ample à la création favorise l'émergence de la création. Cependant, mon erreur est d'avoir voulu crédibiliser ce rythme à tout prix, voir un aspect monastique au retrait artistique, vivre l'isolement alors que ma démarche est partage. Et je crois voir que beaucoup plongent dans cette erreur, pour croire en soi, en son activité, en son professionnalisme. Or être professionnel, ce n'est pas être productif/rentable, c'est être productif/qualitatif. La qualité vient de l'expérience et de l'authenticité de la production; si vous créez parce que vous le voulez au fond de vous, votre oeuvre aura cette marque de qualité. Et si vous produisez dans le plaisir de créer, c'est bien du travail, peut-être même du travail bien fait ^_^

Loin d'être un soldat à l'intelligence engourdie, notre artiste est en fait l'enfant en nous, notre compagnon de jeu intérieur. Comme avec tous les compagnons de jeu, c'est la joie et non le devoir qui tisse des liens durables. Vrai, il est possible que notre artiste se lève à l'aube pour accueillir la machine à écrire ou le chevalet dans la quiétude du matin. Mais cet événement se rapproche plus de l'amour d'un enfant pour une aventure secrète que d'une discipline de fer. (...) Souvenez-vous que l'art est un processus. Le processus est supposé être divertissant.

Julia Cameron

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janvier 15

Hygiène d'artiste

Dans le film Moebius redux, Moebius disait qu'un artiste devait avoir "une femme forte" pour gérer tout l'aspect administratif, afin que l'artiste puisse se consacrer à créer. Il a raison, ça éviterait de bloquer l'inspiration avec des angoisses d'informations qui se contredisent. Cela fait donc une semaine que je suis dans ma nouvelle activité : au revoir l'ingénieur informatique, bonjour l'illustratrice ^_^ Et il faut dire que c'était une semaine ponctuée de paperasse. Sortir d'une activité salariée, c'est être radiée de partout, ce qui n'est pas grave en soit. Mais cela implique de s'inscrire partout et de s'exercer aux facturations. Le plus dur, je trouve, c'est d'estimer son travail quand on a toujours travaillé en bénévole par passion. Toute personne bienveillante répète alors : "Tout travail mérite salaire".

Au-delà de ça, je me consacre enfin à concrétiser mes projets à fond ! Parmi mes résolutions 2008, il y a :

  • Ecrire et illustrer des albums jeunesses
  • Dessiner une BD pour enfants (pour tous petits)
  • Monter de beaux projets évenementiels pour le festival Utopiales

Voilà voilà, j'espère que j'aurais l'occasion de montrer ce sur quoi je travaille actuellement !

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décembre 3

Débloquez-vous : libérez votre créativité !

Je lis et je bondis devant ces mots sur le blog de Myllena :

Parmi les configurations qui induisent un stress important et qui peuvent conduire à un burnout, citons :

• le conflit de priorités : vous avez de multiples activités dans des directions différentes mais vous n’arrivez pas à définir des priorités. Peu à peu vous vous sentez tiraillés entre vos diverses obligations de manière insupportable.

• vous sentez d’autre part que votre entourage attend beaucoup de vous (...). Peu à peu s’installe le sentiment que vous n’avez rien fait de bon.

J'ai envie de répondre beaucoup de choses, j'ai beaucoup à dire, d'ailleurs j'y travaille sérieusement avec mes pinceaux pendant que mon blog prend la poussière; comme je le disais dans les commentaires du billet Facebook : parfois on choisit de dessiner plutôt que de passer du temps sur le web. Je suis plutôt contente parce que dessiner pour l'amour du dessin est une chose, mais dessiner pour exprimer quelque chose est bien ce qui a du sens pour moi. (J'en parlerais davantage si c'est publié ^^)

Pour revenir au sujet, je pense, Myllena, que tu sais déjà ce que tu veux faire. Et toi aussi, Morgan, tu le sais. Je ne sais pas pourquoi il a fallut que vous en passiez par le doctorat pour vous percer à jour, mais je crois que vous êtes dans une phase difficile où il faut tenir bon, où l'on balance encore entre le confort et son véritable rêve, entre l'excellence acquise et le nouveau départ. Il me semble que le plus dur est de prendre conscience du sens de sa vie, à partir de là il y a constamment la lumière de son objectif pour être guidé vers le bon chemin. Chemin qui est d'abord douloureux car il faut faire le deuil de sa vie confortable et conforme, respirer dans le brouillard des doutes de son entourage, trouver le moyen qui nous convient le mieux pour rester sur sa voie. Mais une fois engagé sur cette voie, tout se débloque, tout se passe dans l'ordre des choses, la vie semble concourir au bon fonctionnement, et tout d'un coup vos proches vous comprennent, parce que vous êtes véritable avec vous-même.

Je pourrais citer Julia Cameron qui vous mettra devant un fait, dur, mais c'est un fait : "Le refus d'être créatif est un choix volontariste et va à l'encontre de notre véritable nature."

Si vous suffoquez dans le brouillard des autres :

La vie d'autrui a voilé et détourné la nôtre. En construisant un noyau dur au cours de notre processus de retrait, nous devenons à même d'articuler clairement nos propres frontières, nos rêves, nos objectifs authentiques. Notre souplesse personnelle s'accroît en même temps que notre malléabilité face aux caprices des autres diminue.

Mais le pire ennemi est en nous, et j'ai envie de dire que c'est assez caractéristique des artistes. Quel dessinateur - accompli ou non - n'a jamais connu de blocage ?

Nous sommes victimes de notre propre critique, perfectionniste intériorisé, ce méchant critique intérieur et éternel - le Censeur - qui réside dans notre cerveau (hémisphère gauche) et maintient constamment un flot de remarques destructrices qui, souvent, se déguisent en vérité. (...) Le but, c'est de cesser de considérer votre Censeur comme la voix de la raison et d'apprendre à le concevoir comme un dispositif de blocage, ce qu'il est.

Julia Cameron - Libérez votre créativité

Bref, gardez le moral, courage !!

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octobre 20

Affirmation de soi dans le métier

2007 est une année vraiment charnière. Pour ma part, cette année, j'ai déclenché de nombreux bouleversements dans ma vie pour la construction de mon individualité, parce que je me suis rendue compte de toutes les coquilles qui m'enfermaient alors que la vie est immense ! Alors, brisons ces coquilles !!

Libérez-vous : brisez la coquille !

Sans trop vouloir parler de moi, je n'ai cessé, au cours de cette année, d'encourager tout lecteur de ce blog à vivre selon ses convictions. Je pense qu'il y a des exemples flagrants dont vous pouvez vous inspirer pour construire votre univers et j'ai essayé de vous le transmettre par mes différentes chroniques promouvant Amélie Nothomb ou Mari Okazaki. Mais maintenant que toutes les machines sont enclenchées, je peux vous parler de mon petit exemple sur un domaine ciblé : le métier.

On ne choisit pas dans quel milieu social on naît. Mais on est reconnaissant envers ceux qui souhaitent son bonheur futur. Par conséquent, inconsciemment, on fait de son mieux pour donner satisfaction et "réussir sa vie". Mes parents sont venus en France en quittant tout de leur vie ; par cette décision, ils espéraient donner un cadre plus prospère à leurs enfants. Lorsque je suis devenue cadre, ils étaient fous de joie pour l'indépendance financière et le prestige que cela représentait. Seulement, je ne suis faite ni pour encadrer ni pour avoir une vie carrée. Cela peut paraître égoïste et peu raisonnable ; c'est simplement se regarder avec sincérité, en enlevant les oeillères que sont ses carcans sociaux et ses poids affectifs. Jusqu'ici, je n'ai donné corps à mes rêves que de la pointe des doigts : huit ans de dessin dans le milieu amateur et le fanzinat, de l'étonnement en voyant des gens heureux de repartir avec mes dédicaces, un scepticisme devant les gens qui croient en moi. Eh bien, il est temps d'avoir confiance en la vie pour faire ce qui a vraiment du sens pour moi, la seule chose qui ait une réelle utilité.

Bon courage à moi-même, je quitte tout pour me donner une chance dans l'illustration et, plus tard, l'expression au sens plus large. Lorsqu'on a des choses à dire et l'envie de transmettre, c'est le moment de passer à l'action et de faire face à tout ce qui survient sur son chemin. Concrètement, quid de ma stabilité financière, du sol et du toit où je vis, du confort et du réconfort ? Je remplace tout par la liberté d'expression ; d'ailleurs, je retire la stabilité pour oser m'exprimer, je n'ai plus besoin du sol rassurant car je veux être libre. C'est là que je trouve le bonheur qui m'est propre, même s'il ne s'agit pas du bonheur classique. Dans l'univers des entreprises qui m'ont accueilli, je souhaite adresser un au revoir particulier à des personnes qui m'ont iradié d'une lumière atypique :

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Il ne peut exister de stress supérieur à celui que procure le déni de son moi authentique. Parce que votre énergie de vie est détournée et par là même appauvrie, vous êtes compromis sur le plan mental, émotionnel, spirituel et physique. (...) Si vous ne réservez pas une soupape d'expression à votre vraie passion, vous perdez encore six ans (...) tout cela parce que vous avez choisi de mener votre existence dans une prison fictionnelle, plutôt que de découvrir et vivre une vie cohérente avec votre personnalité authentique.

Et moi alors ? Philipp Mc Graw.

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août 8

Les bonbonnières de l'estime de soi

Il y a des moments où, plus que jamais, il est bénéfique pour soi et pour les autres de voir que la vie est belle, sa vie est belle. Chacun porte en soi une lumière, et il appartient à chaque personne de rayonner. C'est se faire du bien d'émettre des ondes positives, et c'est aussi faire profiter son sourire aux autres ! Alors pourquoi se retenir, pourquoi s'en cacher, pourquoi s'en priver, et surtout pourquoi en priver ? Lorsque la vie semble cruelle pour votre entourage, faites rayonner votre sourire, ce geste porte alors tout son sens, et ainsi votre vie prend un sens merveilleux qui augmente d'autant votre sourire. Ce n'est pas en se sacrifiant ou en faisant don de soi que l'on peut vraiment aider les autres à se développer : débordez de joie de vivre, de vivre votre propre vie, et ce qui déborde sera partagé à autrui par le meilleur usage qu'en fera le concerné pour lui-même.

Pour illustrer mon propos, j'illustre un texte que j'aime beaucoup tellement je trouve que l'auteur touche une vérité que ceux qui le voudront verront d'un bon oeil :

Bonbonnières

On nous a appris qu'il est mal ou dangereux de nous aimer nous-même et que personne ne nous aimera si nous nous aimons. C'est paradoxal; en effet, plus nous nous aimons, plus nous pouvons faire irradier notre amour vers les autres, et recevoir leur amour en retour. De même, mieux nous satisfaisons nos besoins et désirs, plus nous attirons à nos côtés des gens qui nous proposent leur aide. Entre parenthèses, plus vous assistez les autres - comme on vous l'a appris, c'est-à-dire à votre détriment - plus vous provoquez de rancoeur en vous-même et chez les personnes que vous assistez.
(...)
Chacun a en soi deux bonbonnières : l'une pour soi, l'autre pour son prochain. (...) On nous a répété que, si nous préparons des gâteries pour les autres, notre bonbonnière se remplira : les autres sont censés nous offrir des bonbons, et tout le monde sera content. En réalité, ce n'est pas comme cela que ça fonctionne; notre bonbonnière est en général vide et, si quelqu'un y met des bonbons, ce ne sont pas ceux dont nous avons envie à ce moment-là. (...) Remplissons d'abord notre bonbonnière à nous avec nos bonbons préférés et le trop-plein approvisionnera la deuxième bonbonnière.

The Portable Therapist - Susanna Mc Mahon

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juin 1

Partageons nos horizons

C'est avec émotion et beaucoup de joie que je peux enfin annoncer le lancement officiel de l'association Univers partagés, ce projet d'échange et de communication autour de la création dessinée. Nous avons chacun nos univers en expansion, et il n'y a rien de plus passionnant que d'en enrichir les autres et s'apporter mutuellement de la lumière. Pour représenter cela, voici Uni, la mascotte que j'ai dessiné pour l'association ^___^

Uni

Special light sur le coordinator à la tête de ce Plan de Complémentarité Culturelle (non non ce n'est pas l'appellation officielle, ce délire vient juste de me venir à l'esprit suite à la lecture de Keroro tome 2 XD) : Morgan Magnin !! Encouragez-le fort et n'hésitez pas à parler de l'association autour de vous ^^ Nous nous rendons au festival de la BD à Lyon en Juillet pour la première conférence d'Univers partagés, c'est un bel horizon qui s'illumine !

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mai 18

Reason to realize myself

On a aisément conscience qu'il y a un socle social, des moules et des chemins balisés pour nous servir de sol horizontal rassurant. Il se peut qu'on prenne conscience qu'on finit par se brider pour se conformer à la société, voire on oublie l'essence même de son authenticité.

Mais là encore, il n'y a qu'une vision partielle de la coquille qui nous enferme.

A mesure qu'on s'éveille, qu'on ouvre les yeux vers la lumière, qui passe par les fentes de ce sur quoi on tape lorsqu'on a la volonté de se libérer, on se rend compte finalement que dans les profondeur même de son coeur on a intégré des interdictions, des limites conventionnelles. Ces limites déterminent si un projet personnel est de l'ordre du fantasme ou de la "vraie vie", ce qui est usuellement qualifié de "raisonnable".

Brisons la coquille

Or la vie a toute sa saveur lorsqu'on a des Raisons de la vivre ! Sincèrement, brisez la coquille !! Réalisez-vous !!!

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mai 16

Le soulagement

Pour pouvoir apporter de l'énergie véritablement essentielle aux autres, pour pouvoir créer des choses qui ont du sens, tout "simplement" pour être soi-même, parfois il faut accepter de ne plus tout porter. Au delà de la culpabilité de ne plus se donner sous la forme que voudraient les autres, il y a une forme d'apaisement lorsqu'on sent que l'on fait ce qu'il y a de mieux pour chacun, un certain soulagement.

Le soulagement

Le soulagement est le premier pas vers un épanouissement à l'écoute de soi-même, parce qu'il ne faut jamais s'oublier même en aspirant à un degré d'altruisme. Ce qu'on peut donner aux autres ne se fait pas au détriment de soi, au contraire : ce qu'on peut donner en étant serein a bien plus de saveur.

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avril 20

Ce que me font les autres

Paradoxalement, ce qu'il y a de plus douloureux à gérer n'est pas tant ses propres choix ni son chemin de vie personnel. Ce sont les autres. Ce qu'on a la sensation de faire aux autres. Il y a des moments où l'on se sent noir lorsqu'on voit comment les autres peuvent réagir à son passage. A ces moments là, je pourrais être prête à déchirer mes ailes juste pour revoir des sourires quelque peu sincères...

Ce que me font les autres

Mais ce n'est pas ainsi que je vis.

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avril 20

Eponge à sentiments

Ce post marque le début d'une petite série de croquis dont les thèmes sont plutôt personnels. Vous y serez réceptifs ou non ^^

Eponge à sentiments

Etre émotif et empathique, c'est très bien. Vouloir comprendre les autres est louable et véritablement beau. Cela dit, cela ne doit pas être fait au détriment de sa propre personne, ne portez pas la douleur des autres en vous, ne l'imaginez pas voire ne l'inventez pas. Car non seulement vous vous alourdissez le coeur, mais vous pouvez même appuyer malgré vous sur celui qui souffre déjà.

Etre à l'écoute de l'autre ne signifie pas être une éponge à sentiments, se gonfler de tristesse n'amène qu'une diffusion de tristesse. Croyez en vos énergies intérieures et faites-les rayonner !

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janvier 5

Le sens de sa vie - démarrage

11h56 : L'année débute avec de bonnes perspectives de changements, je ne regrette pas de m'être lancée dans l'aventure à l'apogée de mes réflexions, sans m'être laissé le temps de me bercer - voire me persuader - d'illusions. Ca fait peur de prendre conscience d'un vide en soi, de l'accepter et de se bouger pour le combler, mais ça donne surtout une énergie et un courage qu'on croyait ne pas avoir pour son projet professionnel-personnel. Et c'est une satisfaction de marcher dans le sens de sa propre histoire, et non l'histoire la plus simple et voulue par tous.

Et comme le dit Lalex, lorsqu'on agit en prenant un chemin, la vie nous vient en aide en nous facilitant certaines choses (pardon je retranscris de mémoire). J'ai envie d'y croire.

15h43 : Si en plus la vie met sur mon chemin des gens en or, moi aussi je n'ai plus qu'à dire "Merci la vie" ! Chaque être a un trésor en lui, qu'il peut partager avec les autres s'il le veut bien, et c'est dans ce genre de tournant que ce partage prend une valeur toute particulière...

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décembre 28

Le sens de sa vie - beautiful

Je crois que ce qui bride le plus nos coeurs est la peur de ne plus être considéré par la société. Qu'est-ce qui fait que depuis la naissance on ne cesse d'évoluer et d'apprendre ce que nos prédecesseurs ont considéré comme étant des savoirs indispensables ? Plus que la soif d'apprendre, la curiosité envers l'environnement qui nous entoure, c'est la reconnaissance des autres. Et cette dépendance nous conditionne pour suivre les voies royales que la société reconnaît le mieux : être salarié, acheter une maison, fonder une famille, et mourir dans l'insignifiance sans avoir réellement apporté quoi que ce soit à Autrui, sans avoir conscience de la beauté de la vie, et sans avoir compris notre rapport à la nature et à la société.

Parce que ne plus avoir sa place dans la société est fortement culpabilisant, non seulement parce qu'inconsciemment les autres ont du dédain pour soi, mais surtout parce qu'on croit ne pas être utile.

Alors que. C'est peut-être en se conformant qu'on n'apporte rien, qu'on ne fait qu'alimenter la machine économique. Les gens qui travaillent pour accomplir leurs rêves sont peut-être ceux qui donnent réellement quelque chose aux autres, non seulement parce qu'ils se réalisent eux-mêmes, mais surtout parce que ce qu'ils donnent est un cadeau sans demande de contre-partie. Ils ont mis du coeur à créer ce cadeau, et ce cadeau est offert naturellement, par passion, par générosité.

Et donc. Bien sûr, en étant terre à terre, on ne peut survivre longtemps dans notre civilisation par pure générosité. Mais c'est bien ce que je disais dans mon post précédent : comprendre le fonctionnement de la société, s'en servir comme base sur laquelle s'appuyer pour accomplir ce qui a du sens, et non en être esclave.

Pour ma part, j'ai une peur immense du dédain et de l'impression de n'être qu'un gaspillage de l'humanité. Mais ça ira, parce qu'en prenant conscience des choses, en discutant énormément et en posant des mots sur les idées, mon coeur s'apaise et je finirais par aller au-delà. C'est peut-être bien là ma résolution de l'année qui vaille vraiment la peine ^___^

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décembre 27

Le sens de sa vie - Born to be free

La vie est vraiment bien faite lorsqu'on est attentif à ce qui survient sur son chemin. C'est en retrouvant une camarade de promo que les bonnes questions ont été posées (tu feras vraiment une RRH en or Marie !).

Pour résumer, retenons deux choses importantes :

- Lorsqu'on est face à un mur, on peut le transformer en escalier et monter marche par marche. En l'occurrence, mon mur est le refus de continuer à dévaler les pentes de mes carrières tel qu'aujourd'hui, mon mur est aussi l'ahurissement devant des choix trop extrémistes. Et les étapes sont marcher vers l'accomplissement de soi, pas à pas, le 1er pas étant le plus dur, néanmoins le début du voyage qui constitue le sens de sa vie.

- Dans notre société, nous communiquons trop peu. Même en entreprise, les solutions peuvent être trouvées si l'on en parle, mais elles ne pourront jamais être devinées dans le malêtre silencieux. J'ai encore du mal à croire en le bon fonctionnement de la société économique, seulement si je ne tente pas, je n'en aurais jamais la certitude.

Je reste dans le vague et je fais court, mais ce sont des choses véritablement importantes : comprendre comment transformer le nécessaire en indispensable au-delà duquel on peut aller lorsqu'il est la base des marches, faire face aux problèmes humains et relationnels pour avancer, ...

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décembre 12

Le sens de sa vie - act 03

J'écris tout d'un coup sur le sujet, mais mon post précédent rassemblait :

- mes réflexions personnelles (voilà que ça me rappelle la 1ère fois qu'on m'a parlé de l'introspection d'une classe JAVA XDDD Je suis un cas désespéré !)

- les discussions avec mon futur mari (pour lui j'ai un vrai potentiel en informatique et le peu que je fais en dessin est très bien pour le peu de temps consacré)

- avec des auteurs qui vivent de leur passion et qui encouragent ce choix qui a du sens

- avec aussi des amis à qui j'ai fait peur (désolée Yamano et Loryu, c'est trop mignon quand même de voir vos méthodes ^o^)

- et il y a aussi mes lectures. En fait, je lis assez peu je trouve, mais souvent ce que je lis tombe au bon moment et fait écho avec mes questionnements.

Si vous êtes ingénieur uniquement parce qu'il faut bien gagner sa vie, ou parce que c'est que votre père ou la société attendent de votre part, ce n'est rien d'autre qu'une nouvelle forme de contrainte, or la contrainte sous quelque forme que ce soit engendre la contradiction, le conflit. Alors que si vous avez vraiment envie d'être ingénieur, ou scientifique, ou si vous êtes capable de planter un arbre, de peindre un tableau, d'écrire un poème, non pas dans le but d'être reconnu, mais simplement parce que vous aimez cela, vous découvrirez que jamais vous ne serez en compétition avec autrui. Je crois que là est la véritable clef du problème : il faut aimer ce que l'on fait.
(...)
En effet, si vous avez peur de ne pas être en mesure de gagner votre vie, ou de ne pas vous intégrer dans cette société pourrie, alors vous ne le saurez jamais. Mais si vous n'avez pas peur, si vous refusez d'être poussés dans l'ornière de la tradition par vos parents, vos professeurs, ou par les exigences superficielles de la société, alors il existe une possibilité de découvrir ce que vous aimez vraiment faire.

Krishnamurti - Le sens du bonheur

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