Par ce temps glacial, les êtres humains que nous sommes avons trouvé une activité encore plus ressourçante que l'hibernation : le cocooning devant des coffrets DVD ^o^ Voici un petit tour d'horizon de mes coups de coeur du moment !
+++ Pushing daisies repose sur un principe qui rappelle Dead like me, du même créateur, puisqu'il tourne autour de la mort. Petit garçon, Ned découvre qu'il a le don de ressusciter les morts rien que par le toucher, mais il découvre aussi les règles qui régissent cette capacité à ses dépends. Adulte, il se voit contraint de collaborer avec un détective qui espère tirer profit du fait de faire revivre un instant les assassinés, jusqu'à ce que Ned ressuscite son amour d'enfance. Un toucher : ressuscitation, second toucher : mort du ressuscité. Cette fois, Ned ne retouche pas l'assassinée et une romance reprend son court, avec pour grande contrainte d'éviter de se toucher, question de vie ou de mort !
La trame de cette série semble farfelue, mais qui peut résister à une ambiance si colorful, pleine de pommes bien rouges et de pâtisseries ? Ca sent la sucrerie rien qu'à l'esthétisme, et on se régale dans cet univers plein d'excentricités assumées, aux côtés d'une héroïne aux allures de Blanche-Neige, un héros super gentil et un détective qui ne sait pas être dur. Pushing daisies revigore et rassasie de chaleur, idéal pour passer l'hiver rigoureux !!
+++ Gossip girl, c'est LA série du moment, dont les actrices sont rapidement devenues les It girls incontournables. Bienvenue dans le monde de la jeunesse dorée de Manhattan, où un blog annonce au quart de tour chaque potin concernant les lycéens de la haute société. Et ce blog est lu, alimenté et créé des cataclysmes aux concernés. Téléphone portable avec appareil photo exigé.
La série démarre sur un clash entre les deux reines de leur génération : S. et B. Autour de leur réconciliation, on va plus loin que nos a priori pour découvrir l'humanité derrière les paillettes : Serena qui cherche à vivre pleinement et naturellement, Blair qui cherche à faire briller son image tout en écoutant ses sentiments amoureux, et tous les tourments amoureux et familiaux qui accompagnent le fait d'être riche. Et aussi le soutien qui sait être indéfectible et inconditionnel entre amis, avec la puissance et l'influence qu'ils ont déjà à cet âge. Cette série réussi à nous émouvoir sur des personnages qui ont tout pour être détestables au premier abord. Apparences, apparences... Gossip girl, c'est aussi une série qui fait tripper le côté fashionista qu'on a tous en nous (oui, vous aussi, hommes qui faites les soldes !). Un look bien étudié pour chaque personnage, tantôt high school, tantôt tapis rouge. Certaines tendances mode viennent de cette série, évidemment, comment pourrait-il en être autrement ?
+++ Desperate housewives saison 5, c'est la redécouverte de chaque protagoniste après un bond de 5 ans. Ces personnages, auxquels on s'est tant attachés, retrouvent leur lot de mystères : on se demande comment untel a pu devenir ainsi - comment Gaby a pu laisser de côté le shopping et le fashion pour faire la parfaite mama en abnégation totale de sa personne O_O Et c'est toujours avec plaisir qu'on suit les intrigues rythmées à Wisteria Lane. Pour ce qui est de regarder cette saison, d'accord, pas encore de DVD en vue, mais vous pouvez par exemple acheter les épisodes dès leur sortie sur l'iTunes store américain *o*
+ Cashmere mafia : des femmes d'affaires, amies depuis l'école de commerce, qui dirigent des empires en déballant leur sac Gucci, avec en chef de bande Lucy Liu en tant que rédactrice en chef de magazines. Voilà une recette sans surprise et qui marche bien.
= Lipstick jungle est une série qui surfe sur la vague Sex & the city mais qui est, pour l'instant je trouve, encore fade et qui n'a pas trouvé son rythme.


























L'intérêt de ce documentaire est justement qu'il est rendu intéressant. Tout le film est enchaînement de séquences de témoignages s'entremêlants dans un ordre chronologique et détaillé, superposition d'images d'archives sur la voix des protagonistes et jamais sur une voix off qui en ferait un récit. Cette "mise en scène" accentue le ressenti de l'engagement de chaque personne, en particulier le sujet principal, Jacques Vergès, cet avocat de terroristes. L'impact de ses paroles, si authentiques qu'il en serait presque sympathique, et sa manière d'être, méprisant le mépris de manière extrême, est plus fort. Si bien que tous les propos donnent matière à réflexion.
Ce dialogue entre un parisien artiste-peintre et son jardinier de la campagne n'amène pas une ouverture à l'art, mais au contraire à l'éloge d'un regard simple sur la vie. Prenez-le d'abord pour une sympathique histoire d'amitié innocente, et finalement lassez-vous de cet hymne à l'insouciance sans aucune flamme rêveuse et positive. Oui, c'est un bonheur certain d'avoir une routine de vie cyclique et de se vouer à travailler la terre, mais non ce n'est pas "con" d'avoir un imaginaire et de vouloir en augmenter le monde, ce qui est con est de refuser de divorcer et parler d'amour sans sentiments, ce qui est con est de ne savoir que dire qu'une toile est "bien" pour faire plaisir à l'auteur mais sans vouloir se donner la peine de comprendre et ressentir pourquoi. Je retranscris à peu près deux extraits de conversation qui sont, pour moi, très représentatifs de l'esprit paresseux, casanier, voire dédaigneux du film :
Quand une dessinatrice de BD se met à la réalisation pour vous compter son histoire, c'est avec grande curiosité qu'on découvre l'aboutissement de sa démarche. Et Marjane Satrapi le fait avec brio ! Le style graphique se prête bien à l'histoire : le design permet bien de différencier l'origine des personnes, la simplicité des traits exprime efficacement ce que le visage humain dégage, les décors épurés accompagnent bien l'ambiance urbaine, le climat de guerre ainsi que les réflexions intérieures. Et quelle histoire !! Je ne peux que vous renvoyer vers cette chronique (j'éditerais ce post pour indiquer le lien ^^) pour de plus amples détails sur cette réalisation réussie, cet humour qui a rythmé ce film malgré sa forte teneur, etc. Je vous conseille de vous jeter sur ce film, à sa sortie dans un mois, ne serait-ce que pour son fil directeur, la valeur qui pour moi a été clairement et profondément véhiculée via ce récit, cette narration bien ficelée, ces dialogues forts : l'Intégrité. Vivre sa vie en étant intègre avec soi-même, en suivant ses convictions dans ses gestes tous les jours, et le faire résolument libre car on a toujours le choix !
"La vie des autres", ou l'ouverture d'un coeur rigide par idéologie à la sensibilité d'artistes, ou l'accomplissement d'un artiste par l'écriture d'un article par conviction, où la composition d'une musique ("Sonate pour l'homme bon") détermine que le coeur de celui qui l'écoute vraiment ne peut être mauvais, ... Je pourrais m'arrêter là avec si peu de mots pour décrire tant d'émotions, tellement je ressors essouflée. Bouleversée qu'il existe des oeuvres capables d'émouvoir autant, d'exprimer à ce point l'essence de l'humanité. Et d'ailleurs, je m'arrête là, vraiment VRAIMENT Florian Henckel von Donnersmarck a accompli un travail admirable...
Que ressentiriez-vous si votre couple va mal, si ensuite votre compagne meurt subitement, si son entourage attend que vous vous releviez dans la normalité en se montrant intrusif et juge, si vous êtes perdus dans vos sentiments ? La meilleure façon de le dire est de le chanter. Alors, les mots sont mieux compris et ressentis. C'est ainsi que l'on suit le désespoir et la reconstruction du héros, structurés en plusieurs parties de film et en évitant la lourdeur de dialogues comme dans Les contes de Terremer (voir ci-dessous).
Une animation intéressante, un graphisme peu commun, des personnages charismatiques et extrêmes dans une sorte de Tôkyô qui a mal tourné dans son modernisme, son décor euphorique d'attraction et de consommation qui est en décalage avec la violence des bandes pour garder ses territoires urbains. Blanc et noir sont des enfants à la fois caractériellement opposés et paranormalement liés. Le tout est de savoir si l'on cède au pouvoir et envie de destruction que l'on a ou si l'on tente de croire en la vie. Ou de croire en Blanc. A vous d'analyser par vous même...
Ne regardons pas ce film comme sorti des studio Ghibli, mais comme le premier essai d'un réalisateur puisant son inspiration dans l'univers du studio. Parce que ce film semble dater, l'animation n'est surprenamment pas si bonne, et surtout l'histoire n'est pas contée avec poésie mais avec lourdeur. Faire passer un message par un dialogue sans contexte qui s'y prête, avec des phrases crues suivies d'une musique en explosion et d'un décor exagéré de coucher de soleil qui apparaît, c'est tenter de communiquer maladroitement par matraquage. Si encore ces messages étaient d'une pertinence touchante, mais non ! D'après l'héroïne, un être obtiendrait son éternité « en faisant des enfants », non mais NON !!! Il aura été décevant de survivre à la lenteur initiale du film, la gratuité des dernières scènes de monstruosité, pour de tels messages... Le fils du Miyazaki que l'on connaît ne sera pas la relève attendue pour le studio Ghibli.
On va voir cette autre adaptation de la série de notre enfance pour se divertir, et on a la bonne surprise d'avoir en plus une animation de qualité, un chara design soigné, et un aspect psychologique des personnages qu'on n'attendrait franchement pas pour nos tortues transgéniques ! Il ne s'agit pas des aventures d'un groupe de ninjas déjà consolidé contre un gros méchant parmi tant d'autres. On suit individuellement les tortues à la recherche de leur propre raison d'être et de se battre, les amenant à comprendre la force de leur union. Une bonne surprise qui amène bien sûr l'amusement attendu ^^
Tout le film est un conte de magie : l'enfance qui croit en la magie peut voir un monde verdoyant de fantaisie. On respire à plein poumons de l'air positif avec les deux héros qui se découvrent, eux qui vivent leur originalité dans une vie quotidienne et scolaire peu agréables. Car il suffit de garder l'esprit ouvert pour être heureux. Et au beau milieu de la verte prairie qu'est ce film, le scénario tourne à la catastrophe, comme si tout à coup il avait été imposé de ne pas délivrer de rêve, alors l'histoire vire à la destruction de la magie qui avait été si bien posée et cela au profit d'une morale abominablement conforme à la vieille société. Quel dommage...










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